Fort Queyras : La saga de la vente recommence

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Fort Queyras est à vendre :

La commune de Château-Queyras annonce dans le journal des Hautes Alpes le prix qu’elle est prête à payer. Et pas n’importe quel prix (1.8m€).

D’habitude c’est le vendeur qui propose un prix et les négociations s’engagent DISCRÈTEMENT mais  surtout pas dans le journal !

Et en plus la mèche est vendue : Ce sera la Communauté de Communes du Queyras qui achètera le fort. Le propriétaire doit bien rire, il va peut-être même augmenter son prix, la com com étant dix fois plus riche que la commune.

Ah, au fait je vais acheter une voiture, mais ce sera la Com Com qui la payera !

Quel amateurisme ! Quel manque de considérations pour les deniers publics !

 

Si la CCEQ achète le fort cela veut dire que demain il sera administré depuis Briançon (capitale de la future communauté de communes). donc il aura encore échappé aux Queyrassins.

Pour que Fort Queyras reste Queyras, il faut que la commune de Château-Queyras (qui porte bien son nom) l’achète pour qu’il reste sous gestion Queyras. Et si un jour (proche) les communes du Queyras fusionnent, le fort sera toujours « Queyras » et non « Briançon ».

Mais les Queyrassins ne sont pas tous d’accord sur cet achat. Pourquoi « nationaliser » Fort Queyras alors que les maires du Queyras sont tous à droite donc pour les privatisations ? (Cela vaut aussi pour la pompe à essence d’ailleurs). « Fort Queyras c’est un tas de pierres » (NB  Ceux qui disent çà ont raison si on dit que queyras = cair-as c’est à dire « gros tas de pierre »).

Pour une commune, ce château c’est 4 murs et un toit qu’il faudra rénover et faire vivre à coup de millions d’euros. Est ce bien la compétence d’une commune ? Elle a déjà ses remontées mécaniques à sauver à grand-peine, pas question de rajouter un boulet qui risque de coûter une fortune aux administrés.


Archives pour la catégorie Prospective, Avenir

Queyras Centrales villageoises Foire aux questions

http://queyras.blog4ever.com/queyras-centrales-villageoises-mode-d-emploi

Produire ensemble les énergies renouvelables dans le Queyras, c’est possible !

Résidents des communes du Queyras de Guillestre et d’Eygliers…

- Vous êtes intéressés par les énergies renouvelables ?
- Vous pensez avoir un toit qui pourrait accueillir des panneaux solaires ?
- Vous avez des économies que vous pourriez investir dans des énergies locales ?
- Vous souhaitez vous impliquer dans un projet collectif ?

Le Parc du Queyras vous donne rendez-vous

- le mercredi 4 juin à 20h00 à Château Ville-Vieille (maison de l’artisanat) pour le groupe  »bureau »
Quel type de société, son fonctionnement, que veut on mettre dans les statuts, proposition d’une plaquette de communication…

- le vendredi 6 juin à 20h00 à Arvieux (maison du Parc) pour le groupe « terrain »
Information sur le solaire photovoltaïque, contraintes, opportunités, comment choisir les bons toits, outils et méthodes, proposition d’une plaquette de communication…

Venez à l’une, venez à l’autre ou venez aux deux… mais venez construire l’avenir des énergies renouvelables dans le Queyras !

En bonus un petit film sur les éoliennes citoyennes en Bretagne. C’est comme ce qu’on veut faire, mais en plus gros !!   http://vimeo.com/92315186
Produire ensemble les énergies renouvelables, c’est possible !

*Les centrales villageoises sont des installations solaires ou hydroélectriques de production d’électricité renouvelable, décidées et développées par les citoyens et les collectivités et dans lesquelles ils peuvent investir financièrement.

Voir aussi ici

Queyras : Les dates des secondes réunions « centrales villageoises »

Les dates des secondes réunions du projet « Centrales Villageoises «  Cliquez !

Fusion des communautés de communes, y compris dans le Queyras

Projet de loi en cours d’étude :

 

« RENFORCEMENT ET RATIONALISATION DE L’INTERCOMMUNALITÉ :

 

Les intercommunalités devront s’agrandir afin de correspondre aux bassins de vie.

 

Les EPCI à fiscalité propre devront regrouper au moins 10.000 habitants (au lieu de 5.000 aujourd’hui).
Les communautés de communes et d’agglomération exerceront à partir du 1er janvier 2017 davantage de compétences obligatoires et optionnelles. »

Etc…

NOTA : Si les com com exercent plus de compétences, cela veut dire qu’on prend ces compétences aux communes et même au département, non ?

Calendriers des vacances scolaires dans le Queyras de 2014 à 2017

calendriers-scolaires OK

Vive les vacances dans le Queyras       www.queyras-montagne.com

Le passé répond de l’avenir, oui mais dans le Queyras ?

Etude. Queyras : les derniers des paysans ?

Source: Localtis Info / Michel Tendil    17 mai 2010

http://www.localtis.info/

Il y a soixante ans, le Queyras était choisi pour être une « zone témoin » agricole. Depuis, le nombre d’exploitations n’a cessé de diminuer. Pourtant, le parc naturel régional et quelques élus veulent encore y croire. A la veille de l’examen de la loi de modernisation agricole au Sénat, retour sur ce territoire des Hautes-Alpes pour cerner les enjeux qui se posent à l’agriculture de montagne.

L’hiver s’étire à Saint-Véran (Hautes-Alpes). A l’approche de la ferme Imbert, tout au bout du village, trois chiens se bousculent sur la neige en aboyant. A quelques pas, on entend ruer dans l’étable. Il est 19 heures, l’heure pour Jean-Pierre Imbert de nourrir ses bêtes, comme le faisaient ses aïeux et des générations de Queyrassins avant lui.

Passé l’embrasure, des vapeurs chaudes vous enveloppent. Le meuglement et les coups de cornes sur la barrière métallique obligent à tendre l’oreille. « Fin juin, les vaches monteront dans les alpages jusqu’à septembre. Tenez, celle-ci commence déjà à perdre ses poils », remarque Jean-Pierre Imbert. Sous les poutres de l’étable, des clarines de toutes tailles parfaitement alignées.

Jean-Pierre Imbert a une vingtaine de vaches, surtout des nourrices. Des races rustiques, assez sveltes pour pouvoir arpenter les versants raides de la montagne : des Salers aux cornes immenses, des Aubrac et des Tarine. En 2009, il s’est regroupé avec d’autres éleveurs pour commercialiser sa viande, exclusivement de la vente directe, aux habitants de la vallée mais pas seulement, on lui passe commande jusqu’à Marseille ! Dans la pièce d’à côté, ce sont les brebis, beaucoup plus nombreuses. S’occuper de toutes ces bêtes est une charge énorme, pourtant Jean-Pierre Imbert, comme tous les paysans de la vallée, a un autre métier : pendant les vacances d’hiver, il est moniteur de ski. « La pluriactivité a sauvé l’agriculture de montagne, certains ont un gîte, d’autres sont moniteurs. » Il fait également visiter sa ferme aux touristes de passage, aux écoles. « C’est très important de maintenir ce lien, les gens de la ville ne savent plus comment on vit, l’autre jour un enfant m’a répondu que le petit de la brebis était le Breton ! », s’amuse-t-il derrière ses épaisses bacchantes grises.

Sous ses allures prospères, la ferme Imbert cache les difficultés de toutes les exploitations de montagne. Et avec son air bravache, l’exploitant a tôt fait de pester contre la bureaucratie, les normes européennes qui imposent deux mètres carrés par brebis… « Ce bâtiment m’a coûté 100.000 euros de mise aux normes », se lamente-t-il. Heureusement, il y a les aides européennes qui représentent 50% de son chiffre d’affaires. « Dans tous les boulots il y a des difficultés, mais le plus dur est de ne pas vivre de notre production et d’être tributaire de gens qui décident pour nous. »

Ils ne sont plus qu’une poignée à Saint-Véran, « la plus haute montagne où il se mange du pain », comme disaient les anciens. Les exploitations disparaissent les unes après les autres. On en compte plus que 3 ici et 49 sur l’ensemble du Queyras, pour 69 exploitants, soit 3% de la population active de ce petit territoire des Hautes-Alpes qui, jusqu’à l’après-guerre, vivait presque exclusivement de sa terre et de l’élevage. Nombreux sont ceux qui ont préféré faire les valises, laissant leurs fermes vides, leurs champs abandonnés. La déprise : c’est le terme que les services du ministère de l’Agriculture utilisent pour parler du recul des terres agricoles. Tous les dix ans, l’équivalent d’un département français disparaît.

Plan Marshall

L’exode ne date pas d’hier. Il a véritablement commencé au siècle dernier. Sur le canton d’Aiguilles, 1.062 exploitations étaient recensées en 1873. Il s’agissait alors d’une agriculture de subsistance. On produisait pour soi. Les seuls achats, c’était pour le café, le sucre… Mais cette vie dure, ponctuée de drames (avalanches, crues…) a conduit de nombreux habitants à quitter la vallée pour chercher des conditions de vie meilleures à l’heure de l’essor industriel. Puis s’est développé un type d’agriculture intermédiaire, laissant un peu de place pour le commerce. Le lait était transformé dans des fruitières à Briançon, Gap, Montdauphin. Les produits pouvaient alors être revendus dans les foires et les marchés du Sud-Est. La taille des exploitations cependant n’avait pas beaucoup changé. Chaque famille disposait de quelques vaches et brebis, d’un peu de terre où faire pousser seigle, pommes de terre, chou, lentilles.

Cette agriculture modeste aura bien du mal à se faire une place dans la logique de l’après-guerre. La campagne française est alors à bout de souffle, le cheptel a été décimé. En 1947, le plan Marshall marque un tournant. Des milliers de tracteurs déferlent d’Amérique par cargos entiers. Fini les années de pénuries, de privations, les paysans doivent nourrir le pays et contribuer ainsi à l’effort de reconstruction. Les paysans se modernisent, ils deviennent « agriculteurs ».

En 1950, le Queyras est choisi pour être une « zone témoin ». L’enjeu : montrer que l’agriculture de haute montagne aussi a un avenir. Le Queyras compte encore 450 exploitations. Avec 1.300 actifs, elle emploie ainsi les trois quarts de la population active. Cette période est marquée par un événement : l’arrivée de la motofaucheuse qui fauchait 7 à 8 fois plus vite que l’homme. En 1955, 200 motofaucheuses sillonnent les champs queyrassins. La réussite semble à portée de main. Mais, coup du sort, en juin 1957, de terribles inondations frappent la vallée, la route du Guil est détruite, toutes les liaisons intérieures sont saccagées. L’agriculture ne se relèvera pas. Dans les années qui suivent, le Queyras perd 20% de ses exploitations et de sa population.

Politique agricole commune

Dans la foulée de cet élan de modernisation est née la politique agricole commune (PAC), en 1962. L’Europe promet le maintien des revenus des agriculteurs et l’autosuffisance grâce à une agriculture productiviste. Cette politique volontariste tend vers l’accroissement des surfaces et des rendements. Elle s’accompagne de nouveaux instruments comme l’aide au départ des paysans les plus âgés. Mais une réforme a beaucoup de mal à passer : le remembrement. Il faut, pense-t-on, en finir avec le morcellement séculaire du pays. Les machines doivent passer coûte que coûte et ont besoin de surfaces plus grandes.

Trop de parcelles, trop de paysans : les petites fermes devront être sacrifiées sur l’autel de la rentabilité. L’attrait des villes accélère l’exode. Dans le Queyras comme ailleurs, les paysans font de la résistance. « Le remembrement, on nous l’a proposé trois fois, il a toujours été refusé par la population », se souvient Pierre Roux, un agriculteur de Fontgillarde, aujourd’hui à la retraite. « Il y a peut-être un attachement excessif des paysans de montagne pour les petites parcelles, il faut reconnaître qu’on n’a pas un esprit toujours très ouvert. Regardez, Arvieux a été remembré, tout le monde y a trouvé son compte. »

Pour s’assurer des parts de marché, la PAC soutient les prix artificiellement. Dans les années 1980, l’Europe ne sait plus quoi faire de ses excédents, elle demande de moins produire ; certaines terres seront mises en jachère. On impose des quotas. Au fil des ans, les prix garantis se sont transformés en aides directes puis en « droits à paiement unique », lors de la dernière réforme de 2006. Dans le même temps, les règles du jeu ont changé, le marché est devenu mondial car il faut « faire jouer les avantages comparatifs », ouvrir les frontières aux importations extérieures.

Un bras de fer se joue d’abord au Gatt, avec l’Uruguay Round, puis à l’OMC entre les pays producteurs très concurrentiels (Amérique du Nord, Australie, Nouvelle-Zélande, Argentine, Brésil…) et l’Europe. Une lutte inégale pour les petits producteurs de montagne qui font face à des handicaps naturels. Dire que l’agriculture de montagne, et celle du Queyras, est à un tournant n’est pas une vue de l’esprit : actuellement, le directeur général de l’OMC, le Français Pascal Lamy, espère boucler le cycle de Doha. A la demande de l’Amérique du Sud (Brésil et Argentine en tête), les droits de douane pourraient être supprimés, ce qui ouvrirait la porte à des importations massives de viande de bœuf. Malgré les coûts de transport, ces productions vendues à un euro le kilo (bien en-dessous de la moyenne européenne de trois euros) sonneraient le glas des éleveurs queyrassins. A moins que les aides soient maintenues au profit d’une agriculture « durable ». Le bilan de santé de la PAC a permis un recadrage. Mais là encore, rien n’est acquis et les discussions sur la réforme de la PAC après 2013, qui ne font que commencer, s’annoncent âpres.

Nombreux départs en retraite

Le Queyras a été frappé de plein fouet par ces bouleversements. Le nombre d’exploitations a diminué d’un tiers entre 1979 et 1990, le cheptel de 8% et les surfaces exploitées ont régressé de 20%. Commence alors une autre histoire, celle du tourisme qui connaît un vif essor sous l’impulsion de Philippe Lamour, l’un des pères de l’aménagement du territoire. Maire de Ceillac, haut responsable de la Datar, il est aussi l’initiateur du parc naturel régional du Queyras qui verra le jour en 1977. Ce tourisme de « stations villages », la naissance du parc soucieux « d’associer l’indispensable rénovation économique et sociale de la région avec la sauvegarde et la mise en valeur du milieu naturel et humain », permettront le repeuplement rapide du Queyras autour des bourgs… Entre 1968 et 2007, la population passera de 1.882 à 2.546 habitants, seuil autour duquel elle semble s’être stabilisée.

Quelle est la situation aujourd’hui ? Les fermes les plus petites ont disparu, absorbées par d’autres exploitations plus rentables : la surface agricole moyenne a ainsi évolué de 19 ha à 26 ha. Pour le ministère de l’Agriculture, ces exploitations ont atteint une taille professionnelle : 12 vaches laitières ou 22 vaches allaitantes ou 150 brebis. Désormais, les agriculteurs se concentrent sur quelques communes dynamiques : Molines qui regroupe plus de 20% d’entre eux, Château-Ville-Vieille ou Abriès. En revanche, la situation est préoccupante à Ceillac et Arvieux qui connaissent de nombreux départs en retraite sans aucune reprise.

Les trois quarts des fermes restent orientées vers l’élevage (ovins ou bovins). Prés de fauches, alpages : les surfaces exploitées assurent une bonne part de l’alimentation du cheptel. La vallée compte également un abattoir à Guillestre et un atelier de découpe à Meyriès, au-dessus de Ville-Vieille. En revanche, en altitude, les céréales ont quasiment disparu. L’inventaire serait incomplet si l’on omettait de parler des apiculteurs qui, avec plus de 2.000 ruches, et un musée de l’abeille situé à Molines, constituent une particularité du Queyras. Conséquence de la PAC et de la prime aux vaches allaitantes, les vaches laitières ont peu à peu été remplacées par les vaches nourricières. Le lait, fondement de l’agriculture agro-pastorale, a été supplanté par la viande. « Contrairement à la Savoie qui a su très bien communiquer sur son image avec ses vaches et ses fromages, nous, on a fait n’importe quoi, on fait de la tomme, de la raclette, mais il n’existe pas d’identité queyrassine », constate, amer, Jean-Pierre Imbert. Paradoxe : il existe bien trois fromageries artisanales à Arvieux, Montbardon et Château-Ville-Vieille, qui produisent un Bleu du Queyras, de la tomme et du gruyère, mais faute de quantité de lait suffisante (lait de chèvre et de brebis), elles sont obligées de s’approvisionner ailleurs !

Chaque été, les alpages du Queyras, accueillent près de 40.000 brebis, un cinquième sont d’ici, les autres viennent des quatre coins de Provence : Bouches-du-Rhône, Vaucluse, Var, Alpes-de-Haute-Provence, Alpes-Maritimes… Les troupeaux se sont nettement agrandis : ils comptent 1.500 têtes en moyenne. L’arrivée du loup en 1997 a induit des modifications dans les pratiques pastorales : regroupement des animaux en parc la nuit, emploi d’aides-bergers et de chiens patous…

« Tout le monde crevait la dalle »

Pierre Roux est l’un des témoins privilégiés de ces bouleversements. Aujourd’hui retraité, il a vendu sa ferme de Fontgillarde, petit hameau perché à 2.000 d’altitude sur la route du col Agnel, il y a quatre ans. Au coin d’un feu crépitant, il égrène les années passées sur un air nostalgique. « Autrefois, il y avait entre 50 et 60 paysans dans chaque village, on se partageait la montagne, chacun avait un bout de terre, il fallait vivre avec. Mais il ne faut pas croire que c’était mieux : tout le monde crevait la dalle, on avait plein de gamins et il n’y avait pas d’allocations familiales. Je me demande parfois comment on a fait pour ne pas mourir de faim. » Pierre Roux se lève, regarde pas la fenêtre le ciel blafard de l’hiver qui n’en finit pas et se plaint de ne pouvoir sortir, lui qui a passé sa vie au grand air. Il se souvient avoir utilisé l’araire jusque dans les années 1960, avant de connaître l’arrivée de la motofaucheuse puis du tracteur dans les années 1970. Lui aussi a connu la « pluriactivité », mais c’était avant l’essor des sports d’hiver. Il est devenu inséminateur.

Lors qu’il n’était pas dans les champs ou à la ferme, il passait son temps sur les routes. « A la fin des années 1970, on arrivait plus à joindre les deux bouts, poursuit-il. Les années 1980 ont apporté un peu d’argent frais : le prix des céréales a baissé, le prix du lait a augmenté grâce aux fromageries, et puis on avait les aides. » A cette époque, Pierre Roux possédait entre 50 et 60 bêtes dont un tiers de laitières. « Aujourd’hui, nous sommes vingt pendant l’hiver, avant on était 40, 50 dont 10 à 15 producteurs de lait, j’ai été le dernier pendant 4 ans. A partir d’un moment, on ne peut plus fermer, sinon il n’y aura plus personne. » Il s’interrompt, ému : « Tout ça me fout la sinistrose en route. »

Pression foncière

La nuit est tombée, quelques flocons tombent sur la route. En descendant dans la vallée, de temps à autre les phares éclairent des banderoles : « Sans école, pas d’avenir. » Autres témoignages d’une lutte permanente contre des décisions lointaines… Bientôt, les prairies exploseront de mille couleurs : fétuque, avoine dorée, renouée bistorte, centaurée, millepertuis… Mais la déprise fait courir de nombreux risques sur cette richesse. « Nous ne sommes pas dans une forêt primaire, ce que nous voyons, c’est un équilibre entre l’homme et la nature, avec des plantes rares, dont certaines sont endémiques, qui datent de la dernière glaciation. Les alpages, les paysages dégagés sont dus à l’activité agricole, s’ils disparaissent c’est la biodiversité qui risque d’être mise à mal », souligne Yves Goïc, le président du parc. On dit souvent des paysans qu’ils sont les « gardiens du paysage », une réalité trop longtemps ignorée. « Nous n’aurions pas les moyens de payer des jardiniers de la nature pour remplir le rôle des agriculteurs », ajoute Yves Goïc.

« Tout le développement économique a été orienté sur le tourisme, mais s’il n’y a plus d’agriculteur, il n’y aura plus de tourisme, renchérit Julie Carlier, chargée de mission Agriculture au parc. Selon elle, le problème majeur tient au foncier. « Il y a peu de foncier constructible, il y a donc une grosse pression du secteur touristique. Aujourd’hui, l’écart de prix entre foncier agricole et constructible est tel que les agriculteurs et porteurs de projets peinent à trouver des terres. » De leur côté, les agriculteurs rechignent parfois à vendre à un jeune étranger à la vallée. La société d’aménagement foncier (Safer) est là pour préempter les terres et préserver leur usage agricole. Seulement, si aucun repreneur ne se présente, la parcelle peut être rendue constructible par révision du PLU (plan local d’urbanisme). Difficile alors à une commune de faibles ressources de résister aux propositions alléchantes de certains promoteurs. Jusqu’ici, le Queyras a résisté à la pression qui ailleurs a causé tant de dégâts. Pour combien de temps encore ?

Depuis des années, les pouvoirs publics tentent d’enrayer le phénomène de la déprise agricole, sans succès. De nouveaux instruments ont été créés – les ZAP (zones agricoles protégées), en 1999 et les Paen (périmètres de protection et de mise en valeur des espaces agricoles et naturels périurbains) en 2005 – en vain. Ils n’ont quasiment jamais été utilisés. Le Grenelle de l’environnement est un rendez-vous manqué. Il était question de PLU intercommunaux. Finalement, cette disposition n’aura rien d’obligatoire… Dernier texte en date, la loi de modernisation de l’agriculture (LMA), présentée en Conseil des ministres le 14 janvier, apporte elle aussi son lot de solutions.

« Il devient urgent de mettre en oeuvre une véritable politique de préservation du foncier agricole en France, en se fixant comme objectif de réduire de moitié le rythme de consommation des terres agricoles d’ici 2020″, indique l’exposé des motifs du texte. Le projet de loi crée une « commission départementale de la consommation des espaces agricoles » chargée d’émettre un avis sur le changement de destination des terres agricoles). La LMA, qui sera examinée à partir du 18 mai 2010 au Sénat, prévoit enfin un instrument destiné à lutter contre la spéculation : une taxe additionnelle sur les plus-values de cessions de terres agricoles rendues constructibles. Cette taxe ne s’appliquerait que lorsque les plus-values seraient de plus de 10 fois supérieures au prix initial avec un système de taux progressif (5% pour une plus-value de 10 fois à 30 fois le prix initial et 10% au-delà).

Mais ces mesures rendent sceptiques les responsables de la FNSafer (Fédération nationale des Safer) qui tirent le signal d’alarme et n’hésitent plus à parler d’ « hémorragie ». La taxe additionnelle sur les plus-values « ne fera qu’accroître la spéculation puisque les vendeurs l’intégreront dans leur prix de vente », assure même André Barbarioux, le directeur de la FNSafer.

Produire et manger local

La solution apparaît de plus en plus locale. Les crises à répétition de l’agriculture intensive (vache folle, grippe aviaire, fièvre porcine…), l’usage immodéré de pesticides dans la course aux rendements ont alerté les consommateurs sur les dérives du système mondialisé. « Si l’on observe la crise du lait, on se rend compte que ceux qui s’en sortent le mieux sont ceux qui sont engagés dans une démarche AOC. C’est la démonstration grandeur nature que l’engagement du producteur dans un processus de qualité, de labellisation, est l’une des garanties les plus efficaces contre les aléas du marché », analyse Hervé Benoît, chargé de mission Agriculture et forêt à l’Association nationale des élus de montagnes (Anem).

La filière bio, qui en est encore à ses balbutiements, est en plein essor. En France, 3.600 agriculteurs se sont « convertis » l’an dernier. Le Grenelle de l’environnement a fixé des objectifs ambitieux : 6% de surface en bio en 2012, 20% en 2020, 20% de repas bio en restauration collective d’Etat en 2012. Des aides sont prévues, les fameuses « MAE–CAB » (mesures agri-environnementales conversion à l’agriculture biologique). Mais l’agriculteur doit respecter un cahier des charges précis avec des contraintes en matière d’alimentation. Dans le Queyras, beaucoup s’y plient bon gré mal gré, estimant que « le bio sert à se justifier quand on a triché avant ».

D’aucuns ne comprennent pas non plus pourquoi ils devraient payer un label pour prouver qu’ils produisent naturellement… De son côté, le PNR du Queyras a créé sa propre marque et entend promouvoir les circuits courts. Seul parc naturel de haute montagne, il a aussi un rôle d’innovation. Depuis 2002, il conduit un programme de diversification de l’agriculture. L’objectif : apporter un complément de revenus aux agriculteurs traditionnels et favoriser l’installation de jeunes actifs sur de nouvelles « niches ». Ainsi, il expérimente des cultures de céréales anciennes (seigle, blé barbu) pour réhabiliter des semences locales, à partir d’échantillons trouvés dans de vieux fenils et d’autres fournis par l’Inra. La production encore modeste permet d’alimenter les boulangers de la vallée en « farine de pays ». De la même manière a été relancée la culture de la pomme de terre et autres plantes aromatiques (génépi, hysope).

Grâce à ces projets, une nouvelle génération d’agriculteurs a pu s’installer. Béatrice Bellon est de ceux-là. Ses aïeux avaient quitté Ristolas à la fin du XIXe siècle pour s’installer à Aubagne. Après avoir été professeur de violon, elle a décidé de revenir à la terre. Un brevet professionnel d’exploitant agricole spécialisation maraîchage en poche, elle franchit le pas au début des années 2000. Aujourd’hui, on la voit écumer les marchés locaux avec ses pommes de terre (Early rouges, Mona Lisa, Binj, Vitesse, Vitelotte…) et fournit la plupart des restaurants, hôtels et gîtes du coin.

Son exemple a fait des émules et aujourd’hui, ils sont une poignée à en faire de même. « Lorsque je me suis installée, la vallée importait 20 tonnes de pommes de terre, c’est ce que l’on arrive à produire localement aujourd’hui », explique fièrement Béatrice Bellon, qui n’a rien perdu de sa créativité de violoniste. « Les habitants se sont laissés endormir par les anciens, il y a plein de choses à faire ici », estime-t-elle, enthousiaste. Il y a trois ans, elle a racheté une vieille serre à Aiguilles pour se lancer dans l’élevage de volailles. Elle cultive aussi des plantes aromatiques comme l’hysope, le génépi et prépare des tisanes. Seul problème : encore et toujours la question du foncier. « Avec le morcellement, je suis obligée de travailler sur trois communes, Aiguilles, Abriès et Ristolas, c’est une perte de temps inimaginable », déplore-t-elle.

Une nouvelle charte

Alors la commune d’Abriès a trouvé une parade : l’association foncière pastorale (AFP). Cette association permet de mettre dans un pot commun toutes les terres : surfaces cultivées et alpages. C’est la seule AFP des Alpes à procéder de la sorte. Elle les gère ensuite pour le compte des propriétaires, répartit les surfaces et signe les baux avec les agriculteurs. « Cela permet de faire un remembrement sans toucher à la propriété », précise Yves Goïc, qui est également adjoint au maire d’Abriès. Le modèle de l’AFP d’Abriès devrait être étendu à toute la vallée. C’est au prix de tous ces efforts que la tendance aura une chance de s’inverser. « En plus de trente ans, le parc n’a pas réussi à enrayer la déprise. Nous ne sommes pas loin de la disparition de l’agriculture si nous ne faisons rien », insiste Yves Goïc, lui-même apiculteur.

La nouvelle charte du parc qui vient d’être adoptée pour douze ans comporte un large volet sur l’agriculture. Elle place le foncier au premier rang de ses priorités : généraliser les AFP mais aussi intégrer dans chaque PLU une carte communale des espaces agricoles à protéger. « La charte fixe les principes : on ne doit pas prendre un mètre carré de terres agricoles. La pression foncière ou immobilière fait qu’il est toujours très difficile à un maire de résister. C’est un travail de persuasion permanent », martèle Yves Goïc.

En partenariat avec la chambre d’agriculture, le parc du Queyras anime un groupe agriculture durable (GAD). L’un des objectifs est de mettre des fermes à disposition de jeunes agriculteurs qui voudraient s’installer, leur évitant ainsi d’être étranglés par les charges d’amortissement d’emprunt. Il peut s’agir de bâtiments communaux mis en location ou de bâtiments en société d’intérêt collectif. Le parc entend aussi agir sur les revenus des producteurs en favorisant au maximum les circuits courts dans le marché local : habitants, vacanciers, restaurants… « Je pense que nos efforts porteront leurs fruits d’ici deux ou trois ans », estime Yves Goïc, qui entend opérer un virage à 180° avec la politique menée jusqu’ici. « Il faut tout faire pour éviter la spéculation immobilière. Il y a un message très fort à faire passer. Il ne faut plus que les bâtiments puissent être convertis en gîte d’étape. Je suis en rupture avec la conception de Philippe Lamour. Son idée était une erreur fondamentale même s’il a fait de grandes choses par ailleurs. Les fermes ne sont pas seulement là pour faire beau dans le paysage, si on abandonne les bâtiments, il n’y aura plus d’agriculteurs. »

Un peu partout, les remontées mécaniques sont en déficit structurel. A Aiguilles et Ristolas, elles ont carrément été enlevées. Arvieux et Ceillac désinstallent des téléskis pour les remplacer par des télésièges et limiter ainsi l’impact sur le paysage. La tentative de passer par l’opérateur privé Transmontagne a été un échec. « On ne peut pas tout miser sur le ski alpin et le bétonnage. La logique d’extension du ski alpin n’est plus à l’ordre du jour, poursuit Yves Goïc. Même si on a moins de chiffre d’affaires sur le court terme, cela enrichira la vallée plus tard. » Trois ans, c’est le temps que s’est donné Yves Goïc pour inverser la courbe du déclin.

Prospective agricole dans le Queyras

L’agriculture dans le Queyras : Dynamique d’évolution et place dans le développement local

Restitution de l’étude prospective Filières Territoires Compétitivité Durabilité (FTCD)

par Guillaume BENOIT (CGAAER)

Jeudi 17 janvier 2013

Contexte de l’étude

Le Conseil général de l’alimentation, de l’agriculture et des espaces ruraux (CGAAER) du Ministère de l’agriculture, de l’alimentation, de la pêche, de la ruralité et de l’aménagement du territoire réalise actuellement une étude nationale intitulée « Filières et territoires » sur 16 territoires dont 3 de montagne : le Beaufortain, les Bauges et le Queyras.

Guillaume BENOIT, Ingénieur général des ponts, des eaux et des forêts du CGAAER, est donc venu enquêter sur le Queyras en août 2011 avec l’appui d’une délégation, en se posant les questions : quelles sont les ressources sur le territoire et comment les valoriser ?

Avant de finaliser la synthèse de l’étude, Guillaume BENOIT a souhaité proposer aux acteurs du territoire du Queyras une restitution de l’étude sur le Queyras, comparé au Beaufortain et aux Bauges

Témoignages

La présentation a suscité un vif intérêt auprès des participants et a alimenté de nombreux échanges synthétisés ici.

Le Queyras, pays d’alpages

La transhumance inverse (comme pour l’apiculture) est une pratique qui se développe dans le Queyras : certains éleveurs envoient leurs troupeaux dans le Sud, notamment sur des zones DFCI. Cela peut être une solution pour ne pas manquer de foin, mais il convient d’être vigilant pour ne pas tendre vers une présence des troupeaux dans le Queyras limitée en été.

Augmenter le revenu des agriculteurs

L’agriculture du Queyras ne s’en sortira que si le revenu des agriculteurs s’améliore. Il est aujourd’hui trop bas pour donner envie à d’autres de s’installer au vu de la quantité et des conditions de travail propres à la montagne.

Ne pas attendre que la situation s’améliore de l’extérieur – Travailler le collectif

Le passage des fruitières à Nestlé a été une catastrophe pour le Queyras qui fait qu’aujourd’hui il ne reste que très peu d’agriculteurs. Pourquoi à ce moment-là n’y a-t-il pas eu une vraie coopérative ? Il faut aujourd’hui reprendre en main les outils de production et de transformation.

Alors que depuis le Moyen-âge le Queyras s’est toujours sorti de ses problèmes par le collectif, aujourd’hui il n’existe que peu de structures collectives ce qui ne facilite pas une vision partagée. Tout dépend aujourd’hui de la capacité du Queyras à se fédérer pour trouver des solutions.

Développer les productions végétales

Le Queyras a aussi un fort potentiel : les productions végétales (céréales, pommes de terre, petits fruits, …) sur lesquelles le Parc a travaillé et qui peuvent être valorisées grâce au tourisme. Pourtant les agriculteurs y croient peu. Les fruits et légumes sont aussi un atout pour le territoire. Pour le Queyras, c’est un potentiel à développer, notamment dans un contexte de réchauffement climatique.

 Réflexion globale producteurs – consommateurs – restaurateurs

En parallèle de la production, un travail doit être fait avec les restaurateurs et le reste de la société afin de faciliter l’approvisionnement et la logistique. [NB : cela a été expérimenté avec l’opération Queyras Terroir, et des démarches sont en cours comme la structuration inter-filières, le répertoire des productions etc]

Problème de masse critique

Aujourd’hui, avec 2400 habitants et 37 exploitations professionnelles, le Queyras fait face à un problème de masse critique pour arriver à enrayer la déprise. Comment ne passe-t-on pas sous le seuil critique ? Par exemple, l’abattoir de Guillestre, outil de proximité important, est déficitaire.

Il existe une stratégie globale de développement de l’agriculture au niveau du département. La logique portée par le syndicalisme agricole qui consiste à réfléchir à l’échelle du 05 (par ex en étant contre la lere coopérative de vente directe) nous a poussés vers Nestlé, c’est une erreur à ne pas reproduire.

Des AOP, telles le piment d’Espelette (Pays Basque) ont démarré tout petit et ont réussi, mais avec une exigence de qualité et une discipline collective.

De même, le succès de l’Aubrac, qui a cherché à se différencier de ce qui se fait en plaine, est parti au début avec 6-7 personnes.

Dans le Queyras, la SICA des Alpages de Fontantie et « le régal des bergers et des rois » pour le miel sont des exemples d’initiatives à poursuivre.

Le développement du Bleu du Queyras serait une piste collective à approfondir pour mieux valoriser le lait.

Intervention des communes

Si les communes ne prennent pas le problème au sérieux, demain il sera trop tard. Elles doivent notamment s’occuper des bâtiments d’élevage pour permettre leur transmission.

Relations Parc – agriculteurs

Dans les Bauges, l’élément fédérateur est la tome. Il existe une réelle synergie Parc/tome. C’est le Parc et la tome qui font les Bauges.

Dans le Queyras, le paradoxe est que Philippe Lamour a fait du Queyras un territoire à la pointe de l’aménagement et a créé le Parc mais il a aussi marginalisé l’agriculture en misant sur le tourisme. Il a ainsi supprimé le poste d’animateur du comité de développement agricole du Queyras, et à partir de ce moment le Parc et l’agriculture ont été opposés, jusqu’en 2006 par le travail sur les productions végétales.

Le rôle du Parc : alors que certains pensent que c’est aujourd’hui au Parc d’être animateur du monde agricole, d’autres ne le souhaitent pas car ce rôle qui serait attribué au Parc n’est pas reconnu par tous les acteurs du monde agricole. D’où l’importance du Groupe Agriculture Durable qui est co-animé par le Parc et la Chambre d’agriculture. Il a permis l’émergence de plusieurs projets comme la création d’un groupement d’employeurs et le GIE Alpages Queyras, et des actions en matière de foncier agricole comme les diagnostics sur les communes et les AFP élargies.

Le Parc aide les projets au démarrage (exemple GIE et Queyras Terroir), mais aujourd’hui il n’y a pas d’autres projets à soutenir, il y a un manque d’ambition.

Filière bio

Une meilleure valorisation permettrait d’avoir besoin de moins de surfaces, moins d’animaux. C’est possible en haute-montagne. Tout comme pour les coopératives face à Nestlé, si le territoire ne fait pas la démarche du bio aujourd’hui, demain il sera trop tard.

La bio est peut-être pour ceux qui ont de l’argent, il s’agit d’un marché de niche, et il ne faut pas se culpabiliser sur le prix. Il faut faire du produit haut de gamme de niche, sans chercher à satisfaire tous les clients.

Le prix peut en effet être élevé s’il y a la qualité derrière et des exigences. Aussi il ne faut pas partir du principe que les produits du Queyras sont systématiquement tous bons.

Valorisation de l’herbe

Le Queyras nourrissait 4 fois plus de bétail local avant. Aujourd’hui on exporte le bois et l’herbe des alpages engraisse essentiellement les bêtes transhumantes.

Valoriser l’herbe localement, c’est aussi améliorer le bilan carbone du territoire.

L’objectif est de limiter l’achat d’aliments qui pèse énormément sur les charges des exploitations et vient diminuer la marge retirée.

Ça ne bouge pas, on a besoin de concret

A la question de l’existence d’un schéma concerté des agriculteurs, est répondu le travail de site pilote d’agriculture durable en 2007, qui a donné les mêmes constats et a donné lieu à un programme d’action sur le Queyras, décliné ou accompagné par le Parc et la Chambre d’agriculture, mais qui ne semble pas suffisamment opérationnel.

Ça fait 50 ans qu’on a le même diagnostic mais la tendance est toujours la même. Le territoire a besoin de plus de concret.

Conclusion

Le GAD (Groupe Agriculture Durable) est le centre de réflexion pour l’agriculture du Queyras et doit nourrir toutes les structures du Queyras. Les élus doivent faire confiance aux agriculteurs, qui doivent être fiers et ne pas se laisser abattre. Cette restitution ouvre des voies. Le rapport de cette étude sera terminé avant cet été, et alors relayé par le Parc. Au GAD et autres structures de se l’approprier et d’envisager une suite à ce travail.

Conférence régionale des acteurs économiques du tourisme dont le Queyras

Conférence régionale des acteurs économiques du tourisme

5 avril 2012

La conférence régionale des acteurs économiques du tourisme a été organisée à l’Hôtel de Région en présence de Patrick Mennucci (Vice Président délégué au tourisme) et de Pierre Meffre (Conseiller Régional, Président du Comité Régional de tourisme). Ce fut l’occasion de réfléchir, avec les acteurs du tourisme, et de formuler des propositions pour continuer à faire de la région PACA, une terre d’accueil exemplaire.
35 millions de touristes en Provence-Alpes-Côte d’Azur tous les ans.

Le Schéma Régional de Développement Touristique, soumis au vote des conseillers régionaux en juin 2012, définit les grandes orientations de la politique touristique régionale et constitue un outil stratégique au service de tous les acteurs du secteur.

Il vise à dynamiser tous les segments de marchés, intra-régional, national et international, avec deux impératifs :

Une meilleure répartition de la fréquentation sur l’année et sur tous territoires de la région

Une amélioration de l’emploi et de la professionnalisation.

Le tourisme est pour notre région un atout économique important. Il représente 12 % du PIB régional et plus de 7 % de l’emploi régional. C’est donc pour nos territoires un secteur d’activité majeur, aux enjeux économiques, sociaux et environnementaux, qu’il convient de soutenir en favorisant son adaptation aux importantes évolutions auxquelles il doit faire face.
E-tourisme, emploi, innovations, échanges… étaient au programme de cette journée !

La consommation touristique de la clientèle extra régionale se répartit ainsi :

Sur le littoral : 4,5 milliards d’euros

Dans l’arrière-pays : 2,2 milliards d’euros

En montagne : 0,727 milliards d’euros

En itinérant : 1,1 milliards d’euros

Au total, la consommation touristique de la clientèle extrarégionale s’élève à 8,6 Milliards d’euros (et à près de 10 milliards en y ajoutant la clientèle intra – régionale). Les dépenses des touristes s’élèvent en moyenne à 43 euros par jour et par touriste. Il faut noter que la dépense journalière des touristes étrangers est sensiblement plus élevée que celle des Français : 63 euros contre 38,5 euros/jour. La dépense moyenne fluctue fortement en fonction du mode d’hébergement, de 30 euros en hébergement non marchand à 77 euros en hôtel. Sur la base du profil type de séjour (6,7 jours et 3 participants en moyenne) le budget moyen d’un séjour en hébergement marchand est stimé à 1 230 euros. Le 1er poste de dépense est la restauration, juste devant l’hébergement. Toutefois, l’hébergement est la première dépense des touristes étrangers (33 % de la dépense moyenne).

Le tourisme recouvre une diversité de métiers et d’activités qui se répartissent en quatre grandes catégories :

liées à l’hébergement,

liées à la restauration,

liées à l’organisation et la vente de voyages ou de séjours,

liées au transport des personnes.

 

Rencontres territoriales thématiques
Aussi l’adaptation de la stratégie touristique régionale est-elle en cours d’élaboration. Elle doit aboutir à l’élaboration du prochain Schéma Régional de Développement Touristique, qui concerne la période 2012-2016. Ce schéma touristique doit se faire en lien avec le futur Schéma Régional de Développement Durable pour l’Emploi (SR2DE), plaçant ainsi l’emploi et la formation au coeur de son action.

Les professionnels du secteur seront associés par la Région à la mise en place de ce projet dans le cadre d’une concertation préalable. Le futur schéma doit permettre, dans le contexte économique et concurrentiel actuel, d’accompagner les entreprises à mieux répondre aux exigences accrues des clientèles touristiques. Fondé notamment sur les valeurs de solidarité, il placera l’innovation et le tourisme à vocation sociale parmi ses priorités, tout comme le respect de la préservation de la qualité environnementale, patrimoniale et humaine des destinations touristiques de PACA.

Ces réunions de concertation s’échelonneront du 26 septembre au 6 octobre prochains.

Un nouveau référentiel qualité pour les activités de pleine nature !

A l’heure où les activités de pleine nature telles que le sport en eau vive, la randonnée pédestre ou le cyclotourisme deviennent un maillon fort de l’emploi et de l’activité économique, la Région permet l’émergence d’un référentiel qualité.

Pour continuer de faire de Provence-Alpes-Côte d’Azur une référence en matière de tourisme durable un groupe de travail régional piloté par le CDT 05 a abouti en avril 2010 au dépôt d’un référentiel auprès du ministère concerné.

« 50 hébergements d’éco-tourisme ! »

Chambres d’hôtes, gites ruraux, villages vacances…Près de 50 hébergements de tourisme en Provence-Alpes-Côte d’Azur bénéficient de certifications pour leur prise en compte de l’environnement dans l’activité touristique.

Valorisation du terroir, localisation près d’espaces naturels protégés, respect de l’environnement naturel… Des caractéristiques particulières, au coeur de l’éco-tourisme qui séduisent de plus en plus les vacanciers, sensibilisés à l’écologie en Provence-Alpes-Côte d’Azur par des programmes tels que « Ecogestes en Méditerranée ».

« Une référence en matière de tourisme durable »

Soutenu par la Région, le programme AGIR (Action Globale Innovante pour la Région) s’adresse également aux propriétaires de logements éco-touristiques pour faire de Provence-Alpes-Côte d’Azur une référence en matière de tourisme durable !

Une trentaine de gîtes ont déjà répondu à l’appel à projets A.G.I.R. de la Région pour une meilleure gestion de l’énergie, de l’eau, des déchets et des déplacements.

Par ailleurs, la Région soutient la démarche « Ecogîtes », lancée par la Fédération régionale PACA des Gîtes de France.

Tourisme : l’environnement au coeur de l’action

Participer à des « itinéraires paysans » à la découverte des savoir-faire des agriculteurs, découvrir les fonds sous-marins dans des espaces protégés ou encore randonner sur les sentiers d’un Parc naturel régional en admirant les richesses de la faune et de la flore… Il existe en Provence-Alpes-Côte d’Azur un patrimoine naturel et culturel exceptionnel qui attire chaque année près de 35 millions de touristes.

Une quinzaine d’espaces labellisés…

Avec 6 Parcs naturels régionaux (Luberon, Camargue, Verdon, Queyras, Alpilles et PréAlpes d’Azur), trois parcs nationaux, douze sentiers sous-marins et de nombreuses réserves naturelles (Marais du Vigueirat où l’on visite les digues en calèche, domaine du Rayol où se pratiquent des excursions sous-marines ou des visites guidées, réserve de biosphère du Mont-Ventoux…), Provence-Alpes-Côte d’Azur arrive en tête des régions françaises pour la labellisation de ses espaces naturels protégés.

Il en est ainsi des chambres d’hôtes et gîtes ruraux labellisés « Panda », situés près des espaces naturels protégés, des « Écogîtes », où règnent esthétique et intégration paysagère, environnement rural, calme et naturel, des campings, hôtels et gîtes estampillés « Clef verte », des villages vacances « Chouette nature », qui agissent pour protéger l’environnement, mais aussi des « Hôtels au naturel », où l’accueil est personnalisé et la cuisine issue du terroir, ou encore « Green globe », un label international pour le tourisme et les voyages durables et responsables.

Une carte de l’éco-tourisme

En collaboration avec le Comité régional de tourisme Provence-Alpes-Côte d’Azur (CRT PACA), la Région a impulsé un recensement de l’offre écotouristique sur le territoire régional. Ce travail a débouché sur la publication, cet été, d’une carte de valorisation de l’offre éco-touristique réalisée par le CRT PACA, en partenariat avec les Parcs naturels régionaux, le CRT Riviera Côte d’Azur et les comités départementaux de tourisme.

Cette carte recense les démarches labellisées mises en oeuvre par les acteurs du tourisme en Provence-Alpes-Côte d’Azur pour intégrer la dimension environnementale en matière de tourisme et ainsi promouvoir un tourisme plus responsable, davantage orienté vers la découverte d’une nature préservée.

Pour pratiquer un tourisme durable en Provence- Alpes-Côte d’Azur, vous pouvez vous procurer cette carte, véritable guide de l’éco-tourisme régional, auprès des offices de tourisme de la région ou des maisons de parcs naturels régionaux ou auprès du CRT PACA.

De plus un blog est maintenant en ligne pour promouvoir les Parcs naturels régionaux à travers le réseau inter-parcs animé par Pierre Vetillard :

Le blog www.mesescaparcs.fr du Comité Régional du Tourisme (CRT) PACA est en ligne depuis vendredi 23 mars 2012.

Il s’agit du journal de bord d’Hélène, une journaliste qui part à la découverte d’un tourisme responsable et durable au sein des parcs naturels régionaux de Provence-Alpes-Côte d’Azur.

Il développe 4 rubriques : « Mes Escaparcs », avec les reportages d’Hélène, « Les Parcs » avec la présentation du territoire, « Tourisme Responsable » qui décrit la démarche de la région dans ce secteur et « Partenaires » qui apportent des informations sur les partenaires de l’opération.

Rédacteur L H

Dans le Queyras, le tourisme dépend aussi d’internet…

Réserver sur smartphone

Poursuivant sa superbe croissance, l’e-tourisme affiche une belle progression : 53% des Français partis ont préparé leur séjour sur internet et 38% ont réservé leur séjour sur la toile. Le taux de conversion s’élève ainsi à 72%.

Le canal internet devient ainsi un vecteur privilégié, apprécié pour sa flexibilité, sa diversité et ses tarifs compétitifs. « Pourtant 40% des acteurs touristique n’ont pas encore de module de réservation en ligne » assure Guy Raffour.

Un chiffre qui laisse augurer les perspectives de développement du secteur. D’autant plus que les internautes ont toute confiance dans les sites d’e-tourisme.

Ce baromètre révèle également la montée en puissance des m-tourisme, ces voyageurs qui utilisent leur smartphone pour organiser leurs vacances. Sur quelques 10 millions de Français équipés, 19% ont utilisé leur téléphone pour préparer leur séjour.

Cet outil, encore considéré comme un complément de l’ordinateur, va se révéler crucial dans les enjeux de développement de l’e-tourisme de demain.

Ainsi chez Opodo, au mois de février, 5000 visiteurs uniques par jour ont consulté le site via leur mobile, soit cinq fois plus que l’année dernière.

Laury-Anne Cholez 10 mars 2011

La révolution du m-tourisme est en marche

 

Une étude réalisée par Euromonitor, dévoilée à l’occasion du WTM révèle que les touristes européens adeptes des applications sur mobile devraient être de plus en plus nombreux. Après les voyageurs d’affaires, très enclins à adopter les technologies mobiles pour organiser leur déplacement, les touristes du segment loisirs s’emparent à leur tour de ces nouveaux outils.

Portant sur les grandes tendances touristiques dans le monde, l’étude d’Euromonitor révèle notamment que 50% des voyageurs européens utiliseront d’ici 2015 un smartphone pour rechercher des informations sur leur voyage ou effectuer une réservation. Euromonitor souligne en ce sens que l’industrie du tourisme, pour rester compétitive, devra développer des sites Internet consultables depuis un smartphone, ainsi que des applications mobiles. Euromonitor prévoit également la montée en puissance des réservations par le biais des réseaux sociaux, tels que Facebook. Un sondage effectué auprès de 1257 décideurs du tourisme montre que, selon eux, le développement des réservations via les smartphone sera la tendance la plus importante des cinq prochaines années (pour 65% d’entre eux), devant le développement du tourisme de proximité (44%), des vacances en all inclusive (39%) et la montée en puissance du tourisme responsable (33%). Seul frein potentiel au développement « extrêmement rapide » du m-tourisme, les coûts de navigation sur les smartphones à l’étranger, souvent très élevés.

Source : L’Echo touristique

Formation sur le m-tourisme dans le Queyras – Guillestrois en avril 2013

http://www.guillestre-tourisme.com/guillestre-tourisme.com/Formations_gratuites_29_et_30_avril_2013.html

 

 

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