L’eau en montagne et dans le Queyras c’est capital, mais ailleurs aussi.

« Le changement climatique, c’est le changement aquatique. »

Le changement aquatique est aussi et déjà très perceptible dans les pays de montagne. Les anciens le disent, les études le confirment, et on le constate facilement à travers les observations de terrains sur plusieurs décennies : la montagne s’assèche.

Il suffit de noter la fonte précoce des névés qui n’alimentent plus le ruissellement, le recul accéléré des glaciers, la disparition rapide des plus petits d’entre eux et l’accentuation de l’évaporation. La déprise agricole, l’abandon des canaux, le moindre entretien des espaces, etc. en rajoutent une couche. Des sources connues, autrefois abondantes, se tarissent progressivement, par faute d’entretien et par défaut d’alimentation.

En réalité, c’est tout le cycle de l’eau qui se transforme en montagne au risque de modifier les grands équilibres. « Le seuil de températures au-delà duquel les précipitations tombent sous forme de pluie, et non de neige, a une importance critique. L’augmentation des températures, et la transformation consécutive de précipitations neigeuses en pluies, va avoir une influence sensible sur le ruissellement et le stockage de l’eau en altitude, et donc sur les débits restitués en été. […]

Si le total annuel des précipitations ne devrait pas varier beaucoup, par contre leur répartition saisonnière sera fortement modifiée, avec une augmentation en hiver et au printemps – les précipitations tombant alors de plus en plus sous forme de pluie plutôt que de neige –, et une forte diminution de ces précipitations en été. » [Donzier, 2010].

Parallèlement les besoins en eau augmentent fortement, pour deux besoins qui deviennent de plus en plus concurrents : l’alimentation en eau potable et la production de neige artificielle. Avec des populations pouvant être multipliées par dix dans les communes touristiques de montagne durant les vacances d’hiver, l’alimentation en eau potable devient un sujet de plus en plus sensible, et même critique, à un moment de l’année où l’eau est plus rare. La généralisation de l’enneigement artificiel à toutes altitudes pose encore un plus gros problème d’approvisionnement.

La problématique de l’eau pourrait vite supplanter la problématique de l’enneigement.

Rareté, pollution, conflits… Comment répondre aux nouveaux défis de l’eau ? Tribune.

Brice Lalonde : «le changement climatique, c’est le changement aquatique»

Le 14 janvier 2017, Libération organise «Quand l’eau révèle le monde», une journée de débats au siège de la rédaction. Brice Lalonde participera à la table ronde «La géopolitique de l’eau». Inscrivez-vous ici pour y assister.

Le vecteur du changement climatique, c’est l’énergie. Mais celui de l’adaptation au changement climatique, c’est l’eau. Or l’adaptation prend de plus en plus d’importance tant il semble difficile de se passer des combustibles fossiles, donc de stabiliser le climat. Encore plus difficile de se passer d’eau, bien sûr. Or le changement climatique, c’est le changement aquatique. Sécheresse ici, déluge là, ce ne sont plus les mêmes pluies, ce n’est plus le même cycle. Absente ou torrentielle, L’eau devient violente. Les peuples devront s’y faire, ou migrer.

L’eau, source de tensions et de conflits

C’est déjà préoccupant sans le changement climatique.

La population mondiale augmente, pas la quantité d’eau disponible à la surface de la Terre. L’eau potable n’en représente qu’une minuscule fraction, d’accès limité pour une grande partie de la population mondiale, plus limité encore pour le bétail et les animaux. La soif moderne s’appelle le «stress hydrique». Dans les pays arides les tensions s’avivent, entre cultivateurs et éleveurs, entre banlieusards et citadins, entre usagers de la même nappe, entre l’amont et l’aval ou les riverains du même cours d’eau. Les frontières des nations n’épousent pas celles des bassins des fleuves. Les peuples doivent partager l’eau.

Pour les historiens, l’eau n’est pas encore à l’origine de guerres, en dépit des tensions, mais elle en fait partie. De fait l’hydrodiplomatie a conclu de nombreux accords bilatéraux et, récemment, des conventions des Nations unies l’ont renforcée. Cependant les différends sont nombreux et beaucoup de conflits locaux ont éclaté. Les décisions unilatérales d’effectuer des prélèvements ou d’édifier des barrages sont les exemples les plus connus. Pendant les guerres, les infrastructures deviennent des cibles : les Irakiens ont détruit l’usine de dessalement du Koweit, les Américains ont bombardé l’usine d’eau de Bagdad, etc. Rien ne dit que l’eau restera un facteur de paix plutôt qu’un fauteur de guerre.

Mieux gérer les ressources

L’agriculture consomme plus de la moitié de l’eau disponible, une proportion qu’il faut réduire si l’on veut boire et se laver dans les années à venir. Un défi de plus pour l’agriculture de demain. Les plus riches peuvent importer une nourriture bénéficiant de pluies lointaines, ou dessaler l’eau de mer à grand renfort d’énergie. Les plus pauvres n’en ont guère les moyens. Paradoxalement ils doivent dépenser plus pour obtenir l’eau de la survie. Souvent sale l’eau devient une faucheuse de vie. Quant à l’assainissement, c’est l’oubliée du développement.

Selon la tradition, la géographie commande, l’eau est locale, c’est par bassin versant que la population gère convenablement l’eau dont elle dispose. Mais il faut aussi voir au-delà, prévoir l’arrivée d’orages cévenols ou la survenue d’El Nino. Les nécessaires progrès techniques seront des avancées mondiales, dans l’hydrologie, les satellites, les prélèvements, l’irrigation, la potabilisation, la distribution, l’assainissement, la réutilisation des eaux usées, la gestion participative. Et il faut trouver les modèles permettant d’ouvrir à tous un accès à l’eau tout en protégeant les forêts, les lacs, les fleuves, les marais, garants de la ressource. L’eau n’est plus une affaire locale, c’est une priorité planétaire.

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Lamya Essemlali : «L’humanité perçoit l’océan comme un gigantesque garde-manger»

Nous faisons souvent l’erreur de croire que le progrès a transformé la nature en décor. La récente crue de la Seine a pris les spécialistes par surprise. On attendait l’Yonne, ce fut le Loing. On s’inquiète des conséquences du réchauffement sur la côte d’Azur, mais le bassin Aquitain souffrira davantage. La gestion des nappes souterraines est calamiteuse. L’exemple le plus frappant est celui de la gigantesque nappe d’Ogallala, aux Etats-Unis, dont l’exploitation a transformé les steppes de sept Etats en grenier à blé et dont la surexploitation conduira à l’effondrement du grenier. Quasiment toutes les nappes françaises sont pompées plus rapidement qu’elles ne se renouvellent.

Notre job est d’inventer, d’aider, d’être le modèle. Mettre un terme au gaspillage, chasser les fuites des tuyaux, inscrire l’eau dans l’économie circulaire, respecter l’eau dans la nature, vaincre la pollution. Depuis combien de temps s’escrime-t-on en vain contre les nitrates ? Est-ce qu’un laboratoire est capable de décrire l’invraisemblable cocktail de tous les produits chimiques présents dans nos eaux ? Je plaide pour que la diplomatie française se saisisse de l’eau, pour que nous proposions un GIEC mondial de l’imprégnation de l’eau par les toxiques et les virus, pour que nous devenions les meilleurs hydrodiplomates, pour que nous aidions à combler les lacunes des Nations unies dans les domaines de l’eau et à atteindre l’objectif de développement durable numéro 6 : l’accès universel à l’eau et à l’assainissement. Ce qui manque à l’eau, c’est un puissant mouvement de citoyens, créons-le !

Extraits Déc. 2016


Archives pour la catégorie Queyras

Inauguration dans le Queyras le 6 juillet 2014

http://queyras.blog4ever.com/inauguration-dans-le-queyras

Le Lac du Lauzon dans le Queyras

Lauzon 1 C

Départ Le Coin d’Arvieux 1600m, parking, fontaine.

Route forestière de Combe Bonne puis sentier balisé en passant à côté de la cabane du berger, des sources, de l’ancien four à chaud.

Dernière grimpette et arrivée au lac du Lauzon 2283m,

source captée

Fontaine Lauzon C

 

Lauzon 2 C

 

Lauzon 3 C

lac 1 C

Lac 2C

 

Le Queyras en positif

Article Le Queyras en positif cliquer ici

Traversée du Queyras 2014 en ski de fond

img-presentation

Ici vidéo sympa de la 33ème Traversée du Queyras en ski de fond

Grand raid du Queyras 2014

Fin juin 2014 aura lieu le Grand Raid du Queyras  en trois parcours :

Le Grand Raid Queyras 132 km avec 8300m D+ qui démarre de Aiguilles

1ère édition 132 km, 8300m D+ en semi-autonomie, au départ d’Aiguilles le samedi matin à 4h.

Le tour complet du parc du Queyras avec les Crêtes de Gilly, Chamoussière, st Véran, Ceillac puis une sortie du parc pour atteindre Guillestre. On retrouve alors le parcours de l’année passée mais en sens inverse.

Limitée à 400 coureurs.

Temps de course maximum : 35h

Temps approximatif des premiers: 15h

 

Le Raid Queyras58 km avec 3500m D+ qui part de Guillestre

2ème édition 58km, 3500 D+, en semi-autonomie, au départ de Guillestre le samedi a 10h.

Sensiblement le même parcours qu’en 2013 mais en sens inverse. Montée aux Chalets de Furfande avec un détour par le grand Coulet puis le Col Garnier. Suivrons les incontournables: La Casse Déserte au dessous du col de l’Izoard et le Lac Souliers.

Limitée à 400 coureurs.

Temps de course maximum: 12h

Temps approximatif des premiers: 6h20

 

Le Queyras découverte : 30 km qui part de Arvieux

1ère édition 30Km, 1900m D+, en semi-autonomie, au départ de Arvieux le dimanche à 7h.

Un parcours simple permettant de découvrir la Casse Déserte du célèbre Col de l’Izoard et le magnifique Lac Souliers à 2500m d’altitude. Les derniers concurrents du Grand Raid devrait se mêler à ceux du Raid Découverte sur la fin du parcours.

Limitée a 400 coureurs

Temps de course maximum: 7h

Temps approximatif des premiers: 2h30

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http://grandraidqueyras.fr

Les inscriptions sont ouvertes  à partir de décembre.

Le Queyras s’ouvre au Briançonnais par le col de l’Izoard

 

Le Queyras s'ouvre au Briançonnais par le col de l'Izoard casse-deserte-3

29 mai 2013 16h30 Enfin le col d’Izoard ouvre à la circulation automobile.

Le Queyras a une nouvelle porte d’entrée, pour quelques mois, en attendant la liaison internationale du col Agnel.

cc14-oct-12 aevieux

www.queyras-montagne.com

Bonne et heureuse année au Queyras

Bonne et heureuse année au Queyras et à la terre entière.

 Que le nouveau monde  (après le 21 décembre) apporte la paix, la sérénité et la solidarité.

http://www.queyras-montagne.com/

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