Le loup en France, dans les Hautes Alpes et dans le Queyras

300 loups en France mais combien dans les Hautes-Alpes ?

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Les attaques de loups sont restées plutôt stables en 2013. Dans les Hautes-Alpes, c'est le Queyras qui a été le plus touché (carte ONCFS).

Les attaques de loups sont restées plutôt stables en 2013. Dans les Hautes-Alpes, c’est le Queyras qui a été le plus touché (carte ONCFS).

Le dernier bulletin loup de l’Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS), qui vient de paraître et qui couvre le premier semestre 2014, révèle que la présence du loup s’étend en France, avec une progression de 14% du nombre de communes concernées par une présence permanente.

Le bilan 2013 fait état d’une relative stabilisation du nombre total d’attaques et de victimes indemnisées par rapport à 2012 (1866 attaques indemnisées pour 6195 bêtes indemnisées, soit un peu plus de 2 M€), alors même que l’aire de présence du loup s’est étendue et que ses effectifs ont augmenté, avec, notamment, de nouvelles meutes détectées en 2013 dans les Alpes.

Une nouvelle meute probablement implantée entre Ancelle et Chorges

Dans les Hautes-Alpes, la présence de plusieurs animaux (environ trois) est relevée en partie sud du massif des Ecrins sur un secteur à l’est de la ville de Gap, qui va du vallon de Rouanne (Ancelle) jusqu’au versant sud des aiguilles de Chabrières (Chorges). « Des opérations vont être menées cet été pour confirmer l’implantation d’une nouvelle meute », explique Yannick Léonard, le spécialiste du loup à l’ONCFS à Gap. Il est possible que cette meute soit responsable des attaques intervenues ces dernières semaines dans le Valgaudemar, à moins qu’il ne s’agisse d’animaux dispersants qui ont été chassés d’une meute.

L’ONCFS relève l’apparition en France de quatre nouvelles zones de présence permanente (ZPP) du loup, dont celle transfrontalière du Ripa (Italie)-Queyras (Hautes-Alpes). « Il ne s’agit pas à proprement parler d’une apparition mais plutôt du retour d’une meute qui avait disparu en 2007″, précise M. Léonard. Cette meute reproductrice a été confirmée côté italien, débordant sur le versant français en vallée de Cervières et du haut Guil. Deux meutes distinctes se partagent désormais le Queyras : un groupe de loups présents sur le Béal-Traversier en basse vallée, et l’autre complètement au nord-est du massif intégrant les vallons de Cervières jusqu’en Vallée Ripa en Italie.

Les autres ZPP sont sans changement dans les Hautes-Alpes. Les meutes du Béal Traversier, de Clarée-Bardonecchia (transfrontalière), Bure (anciennement dénommée Céüse Aujour), et Durbon-Jocou sont confirmées. Quelques indices de présence de loups sont également relevés légèrement en marge des territoires connus aussi bien côté haut-alpin (secteur Aspremont) que drômois (secteur Bâtie des fonds). Si des mouvements extraterritoriaux de la meute du Durbon-Jocou sont possibles, aucun élément ne permet, pour l’heure, de statuer sur l’identité de ces animaux. Une situation identique apparaît sur le secteur « Aujour » où seuls quelques indices trahissent la présence d’un ou deux loups à chaque relevé. Des éléments complémentaires sont nécessaires pour éclairer ces deux cas (récolte et analyses génétiques à réaliser en priorité). Sur la ZPP Ecrins-Vallouise, il a fallu attendre la fin de l’hiver pour trouver la trace de deux individus. « On se questionne pour savoir s’il s’agit d’une meute sédentaire ou si ce ne sont pas des loups du Béal Traversier qui traversent la route », indique Yannick Léonard.

27 à 33 loups dans les meutes sédentarisées, cet hiver, dans les Hautes-Alpes

Quant à estimer le nombre de loups présents dans les Hautes-Alpes, le spécialiste de l’ONCFS se garde bien de toute estimation. « Nous suivons chaque hiver l’évolution du loup dans les secteurs où il vit en meute », précise M. Léonard. « Cela nous permet de mesurer l’évolution des effectifs et c’est un reflet de l’évolution de la population. » Dans les Hautes-Alpes, cela représente entre 27 et 33 spécimens. Pour autant, ces mesures ne portent que sur les loups sédentarisés. « Il nous échappe les animaux dispersants, qui sont un phénomène biologique majeur », souligne Yannick Léonard. « A la fin de l’hiver, le couple dominant va exercer une pression importante pour éloigner les autres. »

Le suivi hivernal est donc une photographie à un moment donné. « Depuis, certains loups dispersants sont partis et des louveteaux sont nés, mais la moitié va disparaître d’ici l’hiver prochain », détaille M. Léonard.

Sur la base de ces observations et d’un calcul statistique, l’ONCFS estime donc la population des loups à 301 spécimens pour toute la France. Mais ne livre aucune estimation à l’échelle du département.

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Archive pour juillet, 2014

Premières ascensions de la Dent du Ratier à Arvieux en Queyras (nous et lui)

Premières ascensions de la Dent du Ratier (2660 m) à Arvieux dans le Queyras : Partie 1/2

Par un bel après midi du mois d’août, nous quittons tous les quatre nos chalets de Furfande pour une balade au col du même nom (2500m) mais avec une idée en tête : La Dent du Ratier. Sans le dire car çà pourrait se voir sur notre figure.

Arrivés au col, pas d’hésitation : Prendre la crête  à droite pour se rapprocher de cette fameuse dent qui surveille tout le Queyras et prend une partie de la vallée d’Arvieux sous sa protection.

Sous le Nez de Cochon, on a l’impression d’être un peu perdus mais on sait qu’il faut partir à gauche en montant pour rejoindre cette crête en creux.

Oh! surprise derrière c’est un peu herbeux (et même plat non ?) mais il faut monter en face sur la crête. Là franchement je ne sais pas comment on fait car plus tard je m’y suis perdu deux fois. Il ne faut pas monter sur la crête qui porte des dents en biais ni rester trop bas sinon on ne tient pas la hauteur et après on se retrouve dans des falaises.

Passé ce passage en balcon, de l’herbe, et nous voilà tout à coup au pied de la Dent du Ratier, un peu intimidés d’être si près.

Cette tour est presque un tas de cailloux, on ne peut plus reculer maintenant. En s’avançant pour la dépasser et voir la vallée d’Arvieux (splendide panorama), on aperçoit une cheminée qui semble monter vers le sommet.

Hésitations, y aller ou pas, et après là haut ? Mais dans ce cas il y a toujours quelqu’un de plus aventureux, moins hésitant. De toutes façons, on ne va pas repartir si proche du but !

Et c’est parti les uns derrière les autres dans ce frigo à l’air libre ! On se râpe les genoux sur les dalles, on coince nos grosses chaussures dans les fentes, on se tire par les bras, se pousse par dessous et bien-sûr arrive ce qui devait arriver : Le premier disparaît de notre vue et on ne l’entend plus. Puis le second fait de même, le troisième et vite je sors la tête par dessus ce ressaut qui me déséquilibre : Ils sont là-bas, là-haut, loin et proches en même temps. Je comprends qu’ils sont au sommet.  J’arrive à m’extraire de la faille et les rejoins en m’asseyant de loin en loin, beaucoup tremblotant, enivré et un peu pris par le vertige. J’y arrive, j’y suis aussi.

Que c’est beau ! La Chalp si proche, le Queyras si vaste ! Ne pas regarder le vide qui va nous aspirer !

Déjà le signal de la descente et je ne me fait pas prier, cette dent va basculer d’un moment à l’autre sous notre poids, d’ailleurs elle bouge, je le sens.

Dans la faille on perd encore un peu de peau aux genoux et au cuisses, des boutons de chemise, et la casquette qui dévale toute seule. Elle s’arrête, c’est bon signe ! Heureusement qu’on est un peu coincé dans cette faille, mais les jambes tremblent avant d’atteindre l’herbe.

Regroupement général, gros éclat de rire (pour décompresser), fierté d’y être aller, joie nerveuse de réaliser qu’on vient de faire un sacré exploit.

Motus, c’est entre nous, notre première ascension de la Dent du Ratier. Nous faisons maintenant partis du tout petit nombre qui a réussi cette ascension, c’est sûr non ?

Saura-t-on revenir sur nos pas ? Après le passage de la crête dentelée, je ne suis pas encore rassuré, il faut descendre cette pente raide (elle l’était moins à la montée), traverser le pierrier sous le Nez de Cochon.

Le regard vissé sur l’herbe de la crête du col, je me rassure « c’est pas loin, on va y arriver » mais les nerfs vont bientôt me lâcher…Ouf ! l’herbe dans ce replat est un matelas douillet et maternel. Et je ne suis pas le seul à laisser éclater ma peur-joie rétrospective en réalisant la connerie qu’on vient de faire si jamais çà se savait.

Mais la fierté prend le dessus « on est monté sur la Dent de Ratier, tout seuls comme des grands ».

Ah oui au fait, le chef d’équipe a 13 ans et le plus petit (moi) 9 ans.

www.arvieux-izoard.com

Premières ascensions de la Dent du Ratier à Arvieux en Queyras (nous et lui) dans Autrefois

Ci-dessus depuis le hameau Les Maisons le versant est.

Ci-dessous la faille versant nord-ouest à monter :

Ratier CC

 

 

Premières ascension de l’Aiguille du Ratier : Partie 2/2

« Le côté ouest ayant été entièrement tourné, nous nous élevâmes dans les éboulis vers l’arête nord-ouest, notre dernière espérance ; après un examen très attentif, je découvris une cheminée très raide, sorte de fente étroite, enfoncée profondément  et encombrée de rochers. Un ressaut de l’arête me cachait bien les derniers détails de la cheminée qui tournait à gauche près du sommet; mais là seulement devait exister le point vulnérable de l’Aiguille. L’assaut allait être court, car il s’agissait de gravir à peine vingt ou trente mètres.

Gervais s’assit paisiblement hors de la portée d’un écroulement possible ; après avoir mis bas habit, gilet et chapeau, ma corde en sautoir, je m’élevai très-doucement dans la fente verticale, m’accrochant à droite et à gauche à des saillies à peine sensibles, mais assez nombreuses pour qu’il fût possible de les choisir solides. Une fois en sûreté, je lançai ma corde à Gervais, et je ramenai la branche de mélèze ; enfin, après avoir précipité une masse de blocs croulants qui m’arrêtaient et décrit un léger mouvement tournant, je me trouvai seul sur le sommet à 1 h. 35 m., un peu confus et étonné d’une victoire aussi rapide : l’ascension des rochers inaccessibles de la petite vierge m’avait demandé juste quinze minutes.

L’Aiguille se divisait en deux cimes tellement effilées qu’il eût été difficile de s’asseoir deux, tellement amincies qu’il fallait se suspendre à l’arête pour passer de l’une à l’autre. De larges fentes séparaient tous les rochers qui, mal équilibrés et chancelants, partaient au moindre choc. Ces rochers sont calcaires, sans traces de fossiles.

Mon premier soin, en arrivant, avait été de rejeter à Gervais la corde qui me gênait et dont je n’avais nul besoin pour la descente ; puis j’élevai, avec précaution, une petite pyramide qui fut surmontée de la perche et d’une banderole rouge, et reçut une boite de sommet contenant ma carte.

La température était douce : aucun souffle, aucun nuage ne traversait un ciel fin d’automne, d’un bleu limpide, éclairant tous les accidents du paysage jusque dans les profondeurs du sud ».

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Court extrait du récit « homérique » de cette ascension  faite par Paul GUILLEMIN  le 19 octobre 1879 et paru dans « Les coutumes d’Arvieux »  de Paul Guillemin et réédité par Les Editions Transhumances.

 

Fonctionnaire d’Etat, aussi ethnologue à ses heures, Paul Guillemin (1847-1928) fut un pionnier de l’alpinisme en Haut Dauphiné. Il contribua à organiser et former les guides de l’Oisans et à la construction d’un réseau cohérent de refuges de montagne.

Queyras : La via ferrata de Château-Queyras est ouverte

Cette note est pour ceux qui ont une alerte google « queyras ».

Quand la via ferrata a fermé fin juin (conflit avec le propriétaire du foncier), radio et journaux ont publié un max, d’où de nombreuses alertes google « queyras » en négatif.

Maintenant que la via ferrata  est ouverte depuis mardi 8 juillet, personne n’en parle, pas d’alerte google « queyras » en positif !

Donc je m’y mets.

La via ferrata de Château-Queyras est ouverte  tout l’été

Bonne grimpe et ensuite n’oubliez pas les deux via ferrata d’Arvieux, à 5 km : Pra Premier et Combe La Roche.

D’ailleurs tant qu’à louer du matériel, autant le faire pour la journée :

Château le long du Guil pour se mettre en jambe et ensuite Arvieux pour monter en gamme et en altitude.

Queyras Centrales villageoises Foire aux questions

http://queyras.blog4ever.com/queyras-centrales-villageoises-mode-d-emploi

Queyras – Mont-Viso : Inauguration de la réserve MAB Unesco

http://queyras.blog4ever.com/queyras-mont-viso-inauguration-de-la-reserve-mab-de-l-unesco

Queyras le 6 juillet 14 : Ségolène ROYAL au col Agnel et Hugues AUFRAY à Clapeyto

http://queyras.blog4ever.com/queyras-inauguration-au-col-agnel-et-hugues-aufray-a-arvieux-et-clapeyto

Inauguration dans le Queyras le 6 juillet 2014

http://queyras.blog4ever.com/inauguration-dans-le-queyras

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