Un blog s’est arrêté dans le Queyras

On parle souvent de la liberté de la presse, de l’expression libre du peuple, de l’information locale.

Le blog du Queyras   »Le Petit Queyrassin » était tout cela à la fois.

Et un précurseur, ce qui est une qualité formidable, surtout dans le Queyras si peu peuplé.

Le temps passe, on se lasse, on change, on s’oriente sur autre chose et on écrit le mot « fin » sans tambour ni trompette et pourtant on imagine avec quel serrement de cœur pour le propriétaire journaliste ! Même pas remercié ni salué (c’est normal, « ce n’est qu’un blog »).

Alors faisons le ici,

Bravo Jacky et merci encore pour tout ce temps passé pour et avec « Le Petit Queyrassin »

Un blog s'est arrêté dans le Queyras dans Vie locale lepetitqueyrassin

 


Archive pour mars, 2013

La sauvegarde du tétra-lyre dans le Queyras

 

La sauvegarde du tétra-lyre dans le Queyras dans Tourisme doux images       images-1 montagne dans Tourisme doux

La sauvegarde du tétra-lyre dans le Queyras passe d’abord par la connaissance du problème et par des conseils simples .

Lisez ici http://accompagnateur-queyras.blogspot.fr/2013/03/sauvegarde-du-tetras-lyre.html

Bravo  à ce collègue qui fait un travail magnifique et permanent pour valoriser la nature et donner envie de la protéger.

C’est dans le Queyras ici 

Tétras lyre
Oiseau
Le Tétras lyre, également appelé coq des bouleaux ou petit coq de bruyère, est une espèce d’oiseau sédentaire, symbole des Alpes européennes. Sa distribution est nordique et boréo-montagnarde. Wikipedia
Cliquez sur l’image pour agrandir et faire défiler

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Queyras paradis de la randonnée à ski

http://www.youtube.com/watch?v=hVMqQ7_on5U

Le Queyras est un massif béni par les dieux du ski de randonnée: enneigement, soleil, pentes de toutes inclinaisons… Bois de mélèzes… Architecture préservée et mécanisation minimum, juste ce qu’il faut.

Et celle ci- aussi                http://www.skipass.com/videos/pic-de-segure-2990m-queyras-.html

 

Le Queyras pour vous ici

 

 

Souvenirs dans le Queyras, les inondations de1957

La vie en montagne, dans le Queyras, quelle épopée.

A Ceillac le souvenir des inondations de juin 1957 reste vivace.

Ecoutez plutôt : http://www.vive-fr.org/node/593

On y retrouve aussi des anecdotes sur Philippe LAMOUR,  le Parc régional du Queyras et sur la vie en montagne.

Cette vidéo résume la situation http://www.ina.fr/video/CAF94017512

Vive le Queyras ici

Souvenirs dans le Queyras, les inondations de1957 dans Autrefois ceillac

Ceillac, après les inondations de juin 1957

Et encore cette vidéo http://www.ina.fr/video/AFE85007541

 

 

 

 

Randos à ski dans le Queyras

C’est plutôt avant l’article précédent qu’il aurait fallu placer ces randonnées à ski dans le Queyras !

http://www.youtube.com/watch?v=u4K6XegW53w

 

Venez tous dans le Queyras ici puis la-bas

 

En boite de nuit dans le Queyras ?

https://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=zrK5u5W8afc#t=92s

Ce rappel nostalgique pour ceux qui ont connu le Queyras avec cinq boites de nuit et plusieurs « bars dansants ».

Les temps changent, mais les jeunes ne viennent plus en vacances ou partent en voiture en dehors du Queyras.

Venez quand même dans le Queyras, on y est bien ! 

 

 

 

Môlines en Queyras

Molines-en-Queyras, paradis retiré 

Par Cyrille Louis Le Figaro Madame

 Pas de musique tonitruante au pied des pistes, pas de restaurants branchés, ni de boutiques de luxe. Une fontaine qui somnole, une école, une poignée d’hôtels et quelques tracteurs. À Molines, station retirée et un brin bobo, on vient se ressourcer dans un vrai village, encore vivant.

Qu’il arrive au petit matin par le train en provenance de Paris, ou par la route après s‘être arraché aux lacets du Lautaret, le voyageur pense un instant toucher le bout du monde quand il passe les premières maisons de Molines-en-Queyras (Hautes-Alpes). À flanc de vallée, chaque chalet exhibe les larges balcons de mélèze sur lesquels, jadis, les paysans faisaient sécher leur seigle. Ici, une vieille fontaine en bois somnole, recouverte de neige. Là, le cadran solaire peint au fronton d’une maison exhorte : « C’est l’heure de bien vivre »…

Niché au fin fond du Queyras (on ne prononce par le « s »), en contrebas de la frontière italienne, le village de Molines semble d’abord fuir les regards, comme soucieux de protéger son image de station familiale fréquentée, depuis vingt ans, par une poignée d’initiés. Médecins, chefs d’entreprise ou journalistes y ont leurs habitudes dans des hôtels-restaurants tout simples. Au pied des pistes, un unique bar accueille les skieurs assoiffés. En lieu et place des épiceries fines et magasins de luxe qui s’affichent dans les stations branchées, les habitués se contentent de l’enseigne Proxi, de quelques loueurs d’articles de sport et des modestes échoppes qui commercialisent l’artisanat local.

Skier en jeans et col roulé

« C’est un peu tout cela qui, chaque hiver, me donne envie de revenir, résume la journaliste de France 5, Marina Carrère d’Encausse. J’ai découvert Molines il y a une bonne quinzaine d’an­nées, sur l’invitation d’un ami. Ici, on nous épargne la musique tonitruante au pied des pistes, les files d’attente au télésiège, les vêtements Dior ou Chanel. Pour autant, les gens sont courtois et n’hésitent pas à se lier d’amitié, le temps d’une semaine au soleil. »

À Molines, il est ainsi de bon ton de skier en jeans et col roulé – voire de ressortir son vieux fuseau des années 1980, juste un peu décalé -, de préférence sans se prendre trop au sérieux. Les fondus de glisse jugeront sans doute le domaine un peu limité. Les clubbers en seront également pour leurs frais, contraints de se rabattre sur la partie de cartes à l’hôtel. En revanche, les amateurs de ski de fond, de balades en famille ou de siestes au soleil goûteront sans modération la beauté et le charme du Queyras.

Havre de paix

S‘échangeant leurs adresses fétiches de bouche à oreille, de nombreux employés d’une chaîne de télévision se cooptent ainsi depuis quelques années pour partager, chaque hiver, quelques jours de calme à Molines. En interrogeant Adolphe Catalin, l’un des plus fins connaisseurs du coin, on apprend aussi que le philosophe Michel Serres a ses habitudes dans le Queyras. Dans la vallée, enfin, il se murmure que le présentateur de France 2, David Pujadas, a passé ses dernières vacances à Saint-Véran – « Saint- Vé » pour les « people –, village voisin plus chic et célèbre pour être la « plus haute commune d’Europe ».

 « À force de vivre à l’abri des regards, la station a fini par se forger une clientèle aisée de Parisiens, de Marseillais, d’Italiens et de Belges, pour qui l’authenticité du lieu n’a pas de prix », relèvent Claire et Frank Nuyts qui, chaque année depuis 2000, n’hésitent pas à rouler treize heures depuis leur domicile de la région d’Anvers, jusqu‘à Molines-en-Queyras. Âgé d’une cinquantaine d’années, ce couple de commerciaux explique encore : « Ici, c’est tout le contraire des stations mondaines. En toute simplicité, on peut skier et se promener sans se demander ce que les gens pensent de nous. »

Marseillais d’origine mais queyrassin d’adoption, le président de l’office du tourisme, Hervé Carbone, confirme : « Les gens viennent ici pour se frotter à une montagne vivante, et non à une station qui vivrait uniquement du tourisme. Du coup, ils sont parfois surpris de tomber sur une carcasse de tracteur ou sur un tas de fumier dans la cour d’une grange. En revanche, ils sont contents de voir que nos enfants vont encore à l‘école du village et qu’aucun bâtiment moderne n’est venu défigurer la station. »

À Molines, on multiplie les petites attentions pour fidéliser cette clientèle de choix et préserver le fragile équilibre. « Chaque automne, le patron de l’hôtel où je descends me passe un coup de fil pour savoir si j’ai l’intention de venir ou s’il peut louer ses chambres à d’autres clients », confie un habitué.

Surfant sur le côté familial, les hôteliers se targuent aussi de réserver des chambres et des tablées entières aux enfants – pour offrir aux parents l’occasion de souffler entre adultes, sans s’inquiéter.

Revers de la médaille, certaines familles admettent que, faute d’animation nocturne à la hauteur, elles peinent à attirer leurs ados dans ce havre de paix. Mais ce n’est pas le cas de Marina Carrère d’Encausse : « L’an dernier, mon fils aîné a insisté pour aller dans une station savoyarde huppée. Au bout d’une semaine, il est rentré déçu parce que son groupe de copains avait préféré passer ses nuits en boîte plutôt que de profiter de la neige. »

 Amusée, la journaliste assure que le jeune homme rêverait désormais de retourner à Molines, ce paradis dont les initiés redoutent l’ouverture au monde. Car si personne ne songe encore vraiment à vendre, les promoteurs se damneraient, dit-on, pour un permis de construire…

Le parcours d’initiés À SKI, D’UN VILLAGE À L’AUTRE

 Du Chalet des Amoureux, auquel on accède par télésiège depuis Clot-la-Chalpe, au coeur de la station, deux pistes faciles serpentent entre les mélèzes et permettent aux skieurs rouillés de se mettre en jambe. Plus haut, le téléski de Beauregard mène au sommet de plusieurs pistes rouges qui descendent vers Saint-Véran. Familial, le domaine permet de divaguer d’un village à l’autre, en montant tout de même à 2 800 m. Il réserve aussi trois pistes noires à l’attention des plus sportifs.

DU FOND POUR TOUS

 Sur plus de 50 km, le domaine nordique relie, en balcon, les différents hameaux du Queyras et guide les amateurs de ski de fond à la rencontre des chamois, écureuils et autres lièvres qui peuplent la vallée. Depuis La Chalp, principal point d’accès aux itinéraires, le débutant privilégiera une boucle d’une heure environ – direction, au choix, Molines-en-Queyras ou Saint-Véran. Plus exigeants, deux parcours de trois heures, en moyenne, mènent respectivement jusqu’au refuge de la Blanche, ou, depuis Pierre Grosse, jusqu’au col Agnel d’où l’on aperçoit, côté italien, les arêtes sculpturales du mont Viso. Pour les marcheurs, nombre de ces itinéraires peuvent être empruntés en raquettes.

LES SOUVENIRS DE « GABY »

 À Saint-Véran, le long de la rue principale, Gabriel Berge fait visiter, sur rendez-vous, la maison queyrassine typique dans laquelle il est né, voici 73 ans. Bâtie en 1791, elle a longtemps abrité sa famille, qui partageait la pièce principale avec les poules, les vaches, le mulet et le cochon. Intarissable, « Gaby » fait revivre cette époque « dure mais heureuse » en décrivant les nombreux objets d‘époque conservés ici : la planche et le battoir à laver le linge, les ventouses qu’on utilisait pour soigner les morsures du froid ou encore ces vieux cartables en bois dont les enfants, au retour de l‘école, faisaient des luges de fortune.

FONDUES SANS FAÇON

Raclettes, fondues et autres pierrades, empruntées aux voisins savoyards, se dégustent sans prétention dans à peu près chaque hôtel-restaurant de Molines-en-Queyras. Entre midi et deux, on imitera sans risque d’erreur la troupe des moniteurs de ski venue avaler un plat du jour sur la terrasse de l‘Équipe, juste au pied des pistes. Le soir venu, ceux qui souhaitent varier les plaisirs pousseront jusqu‘à Saint-Véran – en prenant soin de ne pas se présenter après 20 h 30, sous peine de se voir refouler courtoisement, mais sans appel.

PETITE LEÇON D’APICULTURE

 Sur rendez-vous, le musée de l’abeille, situé à l’entrée de Clot-la-Chalpe, dévoile les différentes étapes de la fabrication du miel du Queyras, réputé pour la saveur que lui confère la flore d’altitude. Les ruches d’antan, sculptées dans le mélèze, s’exposent au côté d’antiques automobiles utilisées chaque hiver, au début du siècle dernier, pour assurer la transhumance des abeilles vers des cieux plus cléments. Juste en face du musée, la famille Allais organise dégustations et ventes de divers produits à base de miel.

ROSACES DU QUEYRAS

 Dans son atelier de Saint-Véran, qu’on aperçoit depuis la rue à travers une large baie vitrée, Samuel Brunet manie couteaux et ciseaux à bois pour sculpter des rosaces et autres boîtes à sel typiques du Queyras. L‘ébéniste travaille essentiellement le bois du pin cembro, qui croît au-dessus de 1 800 m tout au long de la vallée. Le fruit de son travail est à vendre dans le magasin adjacent.

Les chiffres clés

 7 hameaux, échelonnés entre 1730 et 2100 mètres d’altitude, composent la commune de Molines-en-Queyras. Du plus bas au plus élevé : La Rua, Molines, Clot-la-Chalpe, Gaudissard, Pierre Grosse, Le Coin et Fontgillarde.

 150 habitants y vivent à l’année.

 5 hôtels sont implantés à Molines. Tous affichent deux étoiles. Au total, la commune compte 3 500 places d’hébergement, auxquelles on peut ajouter les 2 500 lits de Saint-Véran.

 31 pistes de ski alpin, dont trois noires, s‘étalent sur 38 km, entre Molines et Saint-Véran.

 55 km de pistes et itinéraires de ski de fond sillonnent la vallée.

 2 800 m : c’est le point culminant du domaine skiable, sur le massif de Beauregard.

 241 cm de neige sont tombés à Molines durant l’ensemble de la saison 2005-2006. Sur cette période, Météo-France a recensé 27 jours de précipitations.

 88 000 journées de ski ont été vendues par la Société des remontées mécaniques de Molines-en-Queyras durant la saison passée.

 300 journées de soleil, en moyenne, éclairent chaque année Molines et ses environs.

 6 loups auraient élu domicile dans le Queyras, selon le recensement établi par les habitants de la vallée.

Venez tous dans le Queyras ici

Prospective agricole dans le Queyras

L’agriculture dans le Queyras : Dynamique d’évolution et place dans le développement local

Restitution de l’étude prospective Filières Territoires Compétitivité Durabilité (FTCD)

par Guillaume BENOIT (CGAAER)

Jeudi 17 janvier 2013

Contexte de l’étude

Le Conseil général de l’alimentation, de l’agriculture et des espaces ruraux (CGAAER) du Ministère de l’agriculture, de l’alimentation, de la pêche, de la ruralité et de l’aménagement du territoire réalise actuellement une étude nationale intitulée « Filières et territoires » sur 16 territoires dont 3 de montagne : le Beaufortain, les Bauges et le Queyras.

Guillaume BENOIT, Ingénieur général des ponts, des eaux et des forêts du CGAAER, est donc venu enquêter sur le Queyras en août 2011 avec l’appui d’une délégation, en se posant les questions : quelles sont les ressources sur le territoire et comment les valoriser ?

Avant de finaliser la synthèse de l’étude, Guillaume BENOIT a souhaité proposer aux acteurs du territoire du Queyras une restitution de l’étude sur le Queyras, comparé au Beaufortain et aux Bauges

Témoignages

La présentation a suscité un vif intérêt auprès des participants et a alimenté de nombreux échanges synthétisés ici.

Le Queyras, pays d’alpages

La transhumance inverse (comme pour l’apiculture) est une pratique qui se développe dans le Queyras : certains éleveurs envoient leurs troupeaux dans le Sud, notamment sur des zones DFCI. Cela peut être une solution pour ne pas manquer de foin, mais il convient d’être vigilant pour ne pas tendre vers une présence des troupeaux dans le Queyras limitée en été.

Augmenter le revenu des agriculteurs

L’agriculture du Queyras ne s’en sortira que si le revenu des agriculteurs s’améliore. Il est aujourd’hui trop bas pour donner envie à d’autres de s’installer au vu de la quantité et des conditions de travail propres à la montagne.

Ne pas attendre que la situation s’améliore de l’extérieur – Travailler le collectif

Le passage des fruitières à Nestlé a été une catastrophe pour le Queyras qui fait qu’aujourd’hui il ne reste que très peu d’agriculteurs. Pourquoi à ce moment-là n’y a-t-il pas eu une vraie coopérative ? Il faut aujourd’hui reprendre en main les outils de production et de transformation.

Alors que depuis le Moyen-âge le Queyras s’est toujours sorti de ses problèmes par le collectif, aujourd’hui il n’existe que peu de structures collectives ce qui ne facilite pas une vision partagée. Tout dépend aujourd’hui de la capacité du Queyras à se fédérer pour trouver des solutions.

Développer les productions végétales

Le Queyras a aussi un fort potentiel : les productions végétales (céréales, pommes de terre, petits fruits, …) sur lesquelles le Parc a travaillé et qui peuvent être valorisées grâce au tourisme. Pourtant les agriculteurs y croient peu. Les fruits et légumes sont aussi un atout pour le territoire. Pour le Queyras, c’est un potentiel à développer, notamment dans un contexte de réchauffement climatique.

 Réflexion globale producteurs – consommateurs – restaurateurs

En parallèle de la production, un travail doit être fait avec les restaurateurs et le reste de la société afin de faciliter l’approvisionnement et la logistique. [NB : cela a été expérimenté avec l’opération Queyras Terroir, et des démarches sont en cours comme la structuration inter-filières, le répertoire des productions etc]

Problème de masse critique

Aujourd’hui, avec 2400 habitants et 37 exploitations professionnelles, le Queyras fait face à un problème de masse critique pour arriver à enrayer la déprise. Comment ne passe-t-on pas sous le seuil critique ? Par exemple, l’abattoir de Guillestre, outil de proximité important, est déficitaire.

Il existe une stratégie globale de développement de l’agriculture au niveau du département. La logique portée par le syndicalisme agricole qui consiste à réfléchir à l’échelle du 05 (par ex en étant contre la lere coopérative de vente directe) nous a poussés vers Nestlé, c’est une erreur à ne pas reproduire.

Des AOP, telles le piment d’Espelette (Pays Basque) ont démarré tout petit et ont réussi, mais avec une exigence de qualité et une discipline collective.

De même, le succès de l’Aubrac, qui a cherché à se différencier de ce qui se fait en plaine, est parti au début avec 6-7 personnes.

Dans le Queyras, la SICA des Alpages de Fontantie et « le régal des bergers et des rois » pour le miel sont des exemples d’initiatives à poursuivre.

Le développement du Bleu du Queyras serait une piste collective à approfondir pour mieux valoriser le lait.

Intervention des communes

Si les communes ne prennent pas le problème au sérieux, demain il sera trop tard. Elles doivent notamment s’occuper des bâtiments d’élevage pour permettre leur transmission.

Relations Parc – agriculteurs

Dans les Bauges, l’élément fédérateur est la tome. Il existe une réelle synergie Parc/tome. C’est le Parc et la tome qui font les Bauges.

Dans le Queyras, le paradoxe est que Philippe Lamour a fait du Queyras un territoire à la pointe de l’aménagement et a créé le Parc mais il a aussi marginalisé l’agriculture en misant sur le tourisme. Il a ainsi supprimé le poste d’animateur du comité de développement agricole du Queyras, et à partir de ce moment le Parc et l’agriculture ont été opposés, jusqu’en 2006 par le travail sur les productions végétales.

Le rôle du Parc : alors que certains pensent que c’est aujourd’hui au Parc d’être animateur du monde agricole, d’autres ne le souhaitent pas car ce rôle qui serait attribué au Parc n’est pas reconnu par tous les acteurs du monde agricole. D’où l’importance du Groupe Agriculture Durable qui est co-animé par le Parc et la Chambre d’agriculture. Il a permis l’émergence de plusieurs projets comme la création d’un groupement d’employeurs et le GIE Alpages Queyras, et des actions en matière de foncier agricole comme les diagnostics sur les communes et les AFP élargies.

Le Parc aide les projets au démarrage (exemple GIE et Queyras Terroir), mais aujourd’hui il n’y a pas d’autres projets à soutenir, il y a un manque d’ambition.

Filière bio

Une meilleure valorisation permettrait d’avoir besoin de moins de surfaces, moins d’animaux. C’est possible en haute-montagne. Tout comme pour les coopératives face à Nestlé, si le territoire ne fait pas la démarche du bio aujourd’hui, demain il sera trop tard.

La bio est peut-être pour ceux qui ont de l’argent, il s’agit d’un marché de niche, et il ne faut pas se culpabiliser sur le prix. Il faut faire du produit haut de gamme de niche, sans chercher à satisfaire tous les clients.

Le prix peut en effet être élevé s’il y a la qualité derrière et des exigences. Aussi il ne faut pas partir du principe que les produits du Queyras sont systématiquement tous bons.

Valorisation de l’herbe

Le Queyras nourrissait 4 fois plus de bétail local avant. Aujourd’hui on exporte le bois et l’herbe des alpages engraisse essentiellement les bêtes transhumantes.

Valoriser l’herbe localement, c’est aussi améliorer le bilan carbone du territoire.

L’objectif est de limiter l’achat d’aliments qui pèse énormément sur les charges des exploitations et vient diminuer la marge retirée.

Ça ne bouge pas, on a besoin de concret

A la question de l’existence d’un schéma concerté des agriculteurs, est répondu le travail de site pilote d’agriculture durable en 2007, qui a donné les mêmes constats et a donné lieu à un programme d’action sur le Queyras, décliné ou accompagné par le Parc et la Chambre d’agriculture, mais qui ne semble pas suffisamment opérationnel.

Ça fait 50 ans qu’on a le même diagnostic mais la tendance est toujours la même. Le territoire a besoin de plus de concret.

Conclusion

Le GAD (Groupe Agriculture Durable) est le centre de réflexion pour l’agriculture du Queyras et doit nourrir toutes les structures du Queyras. Les élus doivent faire confiance aux agriculteurs, qui doivent être fiers et ne pas se laisser abattre. Cette restitution ouvre des voies. Le rapport de cette étude sera terminé avant cet été, et alors relayé par le Parc. Au GAD et autres structures de se l’approprier et d’envisager une suite à ce travail.

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