Le Queyras agonise…

L’AGONIE DU HAUT-QUEYRAS

Voyages en France d’un agronome René Dumont (1949)

  1. La mort des Escoyères (1)

De Briançon descendons la Durance jusqu’à Mont-Dauphin, et remontons à gauche la combe du Queyras, au .fond de laquelle coule le Guil. Au-dessus du Veyer, le hameau des Escoyères vient d’être brusquement abandonné par ses derniers habitants: sur 10 foyers, 1 est parti en 1946, et 7 à l’automne 1947.

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Archive pour novembre, 2012

La coopérative des artisans du Queyras

La coopérative de 32 artisans du Queyras expose et vend à la Maison de l’Artisanat à Château-Queyras (rond point de Ville Vieille)

Regardez plutôt : https://www.youtube.com/watch?v=yjnxvwRkIKE

Avalanche en Queyras le 18 janvier 1885

http://vieux-papiers.over-blog.com/article-avalanches-en-queyras-monta-et-l-echalp-1885-99643818.html

Brunissard en Queyras est un hameau très typique de la vallée d’Arvieux

Brunissard en Queyras est un hameau très typique de la vallée d'Arvieux dans Géographie brunissard-19373-300x205
Brunissard en 1937

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Brunissard en 1930

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Brunissard en 2000

                                          www.arvieux-izoard.com  et http://www.queyras-montagne.com/

LES JOUETS DU QUEYRAS, à Arvieux depuis 1920

 SCOP L’ALPIN CHEZ LUI LES JOUETS DU QUEYRAS

 La SCOP « L’Alpin Chez Lui » a été créée à Arvieux en 1920 par un pasteur suisse. La raison sociale exprime à la fois pourquoi elle a été créée et comment elle va fonctionner .

Vivre et travailler au pays, avec de la matière première locale, de la main d’oeuvre locales, un savoir faire local (et l’amour du bois); bref, du développement durable avant l’heure pour un artisanat d’avant garde.

 L’histoire de la SCOP, souvent appelée « la coop », « l’Alpin » et plus récemment « Les Jouets du Queyras » est connue (voir pour rappel historique son site www.lesjouetsduqueyras.com ou son blog www.jouetsqueyras.over-blog.com).

 Pourquoi des jouets en bois ?

Quatre raisons logiques ont amenés à cet artisanat :

  1. La matière première le bois (pin à crochet, pin cembro) est abondante sur place.

  2. Les Arvidans ont l’habitude de travailler le bois depuis longtemps (meubles, objets…).

  3. La fabrication des jouets nécessite un outillage simple, facile d’utilisation, peu cher.

  4. Ce travail peut se faire à domicile, même sans atelier, presque par toute la famille.

 Pourquoi une Société Coopérative Ouvrière de Production ?

La simplicité de constitution va de pair avec la simplicité de fonctionnement : Chaque sociétaire a une voix délibérative quel que soit le nombre de parts sociales, les bénéfices sont répartis entre chaque travailleur proportionnellement à son travail, et non pas suivant la valeur de ses parts.

Dans les SCOP la participation au bénéfice et l’intéressement sont appliqués depuis toujours. L’outil de travail appartient à la Scop et non aux sociétaires. Il reste en place même si les sociétaires quittent l’entreprise, même si celle ci est en sommeil (ce fut le cas en 1968/70). De ce fait cet outil de travail (le chalet de La Chalp essentiellement mais aussi les machines, le terrain) est un patrimoine commun « moral » à tous les habitants de la vallée d’Arvieux qui ont travaillé à la coop (et ils sont nombreux depuis 1920 !) et même à ceux qui n’ont pas travaillé, car c’est un bien collectif d’une entreprise collective et historique de la vallée. De ce fait en parlant des Jouets du Queyras, on disait souvent «Lcoopérative.

 Pourquoi des pasteurs ?

Les pasteurs avaient la volonté de développer le pays, de relever son niveau tant matériel qu’intellectuel. La coopération est leur outil de travail dans l’agriculture, l’artisanat, les achats groupés. Le pasteur DUPASQUIER a pris en Suisse l’idée du jouet. Ensuite Jacques MEYER a vraiment marqué le développement de la vallée de son empreinte.

L’Alpin c’était une affaire de protestants où les gens de Brunissard se sont beaucoup impliqués, mais des catholiques aussi puisqu’il y eu plusieurs dizaines de familles travaillant dans la coop. (à domicile bien-sûr).

 La scop accaparant beaucoup de son temps ou devant partir (mutation !), Jacques MEYER fait venir un jeune guide scout unioniste (qui était passé par là auparavant avec sa troupe) qui abandonna son travail et ses études (mais diplomés des Beaux Arts tout de même) pour le remplacer.

L’artiste intellectuel doublé d’un grand sportif allait aussi marquer la vallée pendant 10 ans (1927-1937) : Georges PREISS. Il donna une âme à l’entreprise en créant, dessinant et colorant toutes les figurines. Celles-ci existent toujours. A noter qu’elles lui valurent le premier prix à une grande exposition à Lyon en 1930 (NB Georges Preiss est devenu pasteur par la suite).

 Faire des objets avec des planchettes de bois en s’appuyant sur le patrimoine du pays (chalet, chapelle, ferme, skieur, traineau, fermier, fermière…) ou sur la bible (Arche de Noë et plus de 100 animaux, crèche et son decorum…) ont permi à la coop de connaître une notoriété (presque) mondiale. Une personne possède encore des objets achetés en 1925, une Américaine de Los Angeles a une ferme et les animaux achetés par ses parent en 1935.

 L’épopée continue :

Paul BURCKARD (un ami, un parent) resta de 1936 jusqu’à son décés en 1969. Sous sa houlette, le chalet actuel fut construit à La Chalp en 1940.

 Arthur KORNING apporta son goût de l’art et son génie inventif. Commerçant dans sa jeunesse, il comprit que la vente sur place était le nouveau fer de lance et qu’il fallait organiser la gestion. Il sut s’entourer de jeunes de la vallée qui voulait « vivre et travailler au pays » et il relança le travail à domicile. Venu pour une semaine faire le diagnostic de la coop. moribonde, il s’intalla et s’impliqua tellement dans la relance et le renouveau de la scop de 1971 à 1983 que beaucoup croient que c’est lui qui l’a créée.

Le comptable Jean Paul BLANC devint gérant pendant 16 ans. En 1999 Raymond THOMAS, entré à la coop comme menuisier en 1974 lui succède suivi 10 ans plus tard d’Alain BLANC.

 La marque des Jouets du Queyras déclinée en deux logos

 Les collections initiales toujours produites en 2012 restent la grande originalité de l’entreprise. Au fil des années la diversification s’est orientée vers des produits pour le bureau, la cuisine, la chambre, les jeux de société, la déco sans oublier des jouets en bois divers et variés.

De 50 travailleurs en 1940 on est passé à 1 en 1970 puis à une quizaine dans les années 80 et cinq maintenant dont une « peinteuse à domicile ».

L’espoir que l’épopée se poursuive est un leitmotiv permanent chez chaque « sociétaire coopérateur salarié ».

 L’Alpin Chez lui adhère à la Coopérative Artisanale du Queyras (regroupement de 32 artisans indépendants du Queyras) qui vend les produits de ces artisans à la Maison de l’Artisanat à Ville Vieille depuis 22 ans.

Dans les Hautes Alpes une vingtaine de SCOP ont souvent permis de sauver l’entreprise car les salariés « ont pris le pouvoir » après des défaillances. Ce fut le cas des FAP à l’Argentière La Bessée, la seule usine en Europe à produire des pièces d’acier uniques, vendues dans le monde entier.Avec 3 ans de commande d’avance mais faute de trésorerie et de prêt bancaire elle vient d’être mise en liquidation. Une autre scop historique et originale est dans le Queyras : La Maison de Gaudissard, hôtel créé par Bernard Gentil.

 Les coopératives sont plus connues comme des structures agricoles qu’artisanales (la CUMA d’Arvieux, Coopérative d’Utilisation du Matériel Agricole en commun a été créée en 1954). Les SICA (société d’interêts collectif agricole) sont des formes spéciales de coopératives bien connues dans le Queyras (Sica Sports, Sica habitat, créées en 1969 maintenant disparues mais qui ont été moteur du développement du pays), Sica des Alpages de Fontanties qui porte la Fromagerie de Château-Queyras).

 « Se fondant tout particulièrement sur la notion de valeurs, les coopératives ont montré qu’elles constituaient un modèle commercial, robuste et viable, susceptible de prospérer même pendant les périodes difficiles. Ce succès a contribué à empêcher de nombreuses familles et communautés de sombrer dans la pauvreté. »

Message du Secrétaire général de l’ONU, journée internationale des coopératives le 3 juillet 2011

 

Le Queyras des collectionneurs

UN PEU D’HISTOIRE

 Les collections ethnographiques de musée de Gap regroupent des meubles et des objets de la vie quotidienne en bois, très souvent sculptés, provenant principalement de la haute vallée du Queyras.
Nous devons ces collections aux dons et aux achats d’amateurs éclairés. Parmi ceux-ci, retenons le legs de la famille de Préfet Vasserot, et le don du musée d’Aiguilles.  Ce fonds vient d’être enrichi, grâce à l’acquisition d’une partie de la collection Lucien, lors de la vente publique qui s’est tenue à Mont-Dauphin en juin 1995.

 Ces meubles et ces objets de la vie quotidienne sont les témoignages d’une société particulière, qui a perduré jusqu’au début du XXème siècle. Le Queyras est connu, entre autres raisons, pour le Mont Viso et pour le village permanent le plus haut d’Europe, Saint-Véran (2040 mètres). L’histoire raconte que les coqs y picorent les étoiles.

Le Queyras n’a pas toujours été une zone frontalière. Il nous faut remonter en 1343, année où les Briançonnais rachètent à  Humbert II, dernier des dauphins de Viennois, l’ensemble de ses droits féodaux et s’organisent en une grande fédération de cinq territoires indépendants qui prennent le nom d’escartons.
Le Queyras, ainsi que le Briançonnais, les régions d’Oulx, Pragela et Château – Dauphin en font partie. Cette région bénéficie jusqu’à la Révolution d’une grande autonomie et de privilèges accordés par le roi de France.

 Les habitants ont le droit de se réunir librement, d’élire leurs représentants, de lever des impôts (escarter = répartir l’impôt) et de gérer à leur guise les chemins, les forêts, l’eau et les pâturages. Le partage des tâches et des corvées, comme l’entretien des canaux mais aussi des terrains, est l’un des fondements de cette société relativement égalitaire.

 La prospérité du Grand Briançonnais cesse en 1713, lors de la signature du traité d’Utrecht, qui met fin à la guerre de Succession d’Espagne et cède au duc de Savoie les escartons d’Oulx, Val – Cluson (Pragela) et Château – Dauphin. Cependant, l’absence d’un réseau routier n’a pas empêché la circulation et les échanges avec les autres vallées. Trois principaux cols relient le Queyras avec le Brançonnais et le Mont – Genèvre (col Izoard), l’Embrunais (col Fromage), et l’Italie (col Agnel).

 Certes, l’accès au Queyras est difficile, mais sa situation géographique fait de cette vallée un carrefour commercial et culturel. L’hiver, très rigoureux, dure parfois neuf mois et les Queyrassins doivent s’organiser pour y vivre principalement en autarcie.

L’économie du pays est principalement basée sur l’élevage, avec le commerce du beurre et du fromage, et sur la céréiculture. Les femmes participent en vendant le linge et les dentelles qu’elles confectionnent à partir de la laine, chanvre et du lin. D’ailleurs, le monnayage n’est pas le mode de paiement préféré des Queyrassins qui utilisent beaucoup le troc.

 Les nombreux échanges, notamment avec l’Italie, favorisent l’essor artistique. Les artistes lombards et piémontais apportent leur savoir-faire en matière de construction et de décoration, pour l’art religieux principalement. Les maisons et les églises s’ornent de fresques et de cadrans solaires. Le goût du décor est tel que les habitants s’en entourent au quotidien et parent objets usuels et meubles de sculptures, de dates, de sentences, attention qui tend à prouver l’importance qu’il leur est accordée. La vie intellectuelle est exceptionnellement riche pour un site de haute montagne. Les habitants savent presque tous lire et écrire. L’isolement hivernal en est le facteur principal, l’instruction étant basée sur l’étude de la Bible.

 La topographie présente des maisons rassemblées en villages autour de l’église, du temple, de l’école, du four, de la fruitière et de la fontaine. Aux abords, les potagers, les prairies d’alpages et le bois, souvent utilisés en gestion communautaire, complètent le paysage. Malgré la diversité apparente des constructions (maçonnerie à Abriès ou bois à Molines, par exemple), l’habitat présente une réelle unité. Les maisons montagnardes s’organisent généralement en trois parties : l’étable, le logis et la grange. Cependant, on trouve souvent dans le Queyras, particulièrement à Molines et à Saint-Véran, des demeures partagées en grange et logis – étable.

 La cohabitation des familles et des animaux a perduré pendant des siècles, et ce parfois jusqu’en 1950. Le logis – étable se partage en deux : les animaux se trouvent au nord, tandis que la partie réservée à la famille (taurin) est située au sud, près des fenêtres.  La seule source de chaleur provient des animaux et de la cheminée. Le poêle en fonte est surtout réservé à la cuisson des aliments. Les lits, pratiquement clos, sont formés d’un « coffre » en bois fermé par un rideau (courtine).
Le foin est stocké au dessus de l’étable, dans la grange. Un deuxième corps de bâtiment abrite la fougagne ou cuisine d’été : on y entrepose la vaisselle, les denrées et les ustensiles de cuisine. Elle est meublée d’un ou deux buffets vaisseliers, d’un pétrin, d’une table, de chaises, de chaudron pour la cheminée. Elle donne accès à la cave pour les légumes et les pommes de terre. L’étage est occupé par une ou deux « chambres » qui servent en réalité de débarras, de resserres à provisions et, quelquefois, de chambre à coucher l’été.

 MOBILIER TRADITIONNEL

 Les Queyrassins sont, de manière générale, très attachés aux traditions religieuses, morales et familiales. La famille est l’entité de base de leur société. Cette cohésion leur a permis d’être instruits et cultivés, donnant naissance à un art populaire original.

 Le matériau le plus utilisé est le bois, bien que certains objets soient fabriqués en métal, en pierre, en marbre ou en céramique. Les forêts de pins cembro et les mélèzes fournissent la matière première. Chaque objet, qu’il soit rare ou d’usage quotidien, se transforme en œuvre d’art.

 La plupart des hommes possèdent un établi et un outillage, et deviennent menuisier – ébéniste l’hiver venu. Les mariages et les naissances sont de perpétuelles occasions de fabriquer meubles et objets. Le mobilier se compose principalement de coffres. Certains peuvent atteindre des tailles imposantes. Ils sont souvent fabriqués à l’occasion des mariages et font partie de la dot. Ils servent au rangement du linge de maison et des habits. D’autres, de formats plus modestes, protègent les papiers, les bijoux, les objets personnels ou les outils.

 Ce sont les meubles les plus répandus dans le Queyras car leur forme permet de les reposer facilement et de recevoir tous les contenus.

 Les gros meubles, comme les armoires ou les vaisseliers, sont également répandus malgré les contraintes imposées par l’architecture. D’ailleurs, ils sont souvent exécutés sur place et sur mesure pour épouser les formes des voûtes, et sont certainement le fait de menuisiers professionnels.

 Les lits offrent des surfaces propices à recevoir de nombreux décors. Demi – clos, ils se composent de deux montants et de deux traverses. La traverse supérieure peut devenir le support l’inscriptions. Le reste du mobilier est constitué de tables, de sièges, de pétrins, de berceaux et de banc à courir pour les jeunes enfants.

 Le mobilier peut être d’une simplicité extrême ou plus richement décoré. Le plus souvent, les fabricants y gravent les dates, leur nom et l’évènement célébré. Les Queyrassins empruntent leurs motifs à différents styles décoratifs : gothique, Renaissance, Louis XIII. Meubles et objets se parent de volutes, de rinceaux, de rosaces ou de pointes de diamant. Les décors les plus exploités sont les formes géométriques taillés en surface sur la façade et les pieds – poteaux de coffres. Les moulures  sont réalisées au rabot et les coups d’ongle, à la gouge. Les rosaces et rouelles, d’ abord esquissés au compas, sont recreusées au couteau. Le Queyras n’a pas l’apanage de ces motifs décoratifs qui existent aussi en Maurienne, en Tarentaise, et dans d’autres régions de montagne.

 OBJETS DE LA VIE QUOTIDIENNE

 Le travail du textile tient une place importante dans la vie des femmes car il constitue une activité principale en hiver, filant à la quenouille et au fuseau. Pratiquement chaque maison possède son rouet, son dévidoir et parfois même un métier à tisser, toujours orné de motifs sculptés. La production comprend des draps, des couvertures, des pièces de costumes, des vêtements tricotés et surtout des dentelles.

 Les rouets fonctionnent grâce à une transmission horizontale ou verticale, et présente des roues particulièrement travaillées. Les porte – écheveaux ou dévidoirs, très simples, sont à axe vertical ou horizontal.

 Les métiers à dentelle, appelés « tambour » à cause de leur forme, sont souvent des « présents d’amour », exécutés par les fiancés ou les maris. Ils portent en général des dates, les noms des femmes à qui ils sont offerts et des dédicaces. Ces petites boîtes cylindriques présentent deux joues circulaires entre lesquelles est tendu en rembourrage sur lequel la dentelle est fabriquée. Les joues du tambour présentent de nombreux décors sculptés de rinceaux Renaissance, de motifs géométriques, de rosaces, de rouelles ou de motifs végétaux.

 Les boîtes et les coffrets forment aussi des « présents d’amour » gravés. Ces pièces présentent des formes très diverses. Elles sont généralement monoxyles (faites dans une seule pièce de bois) et parfois polychromes.

 Une forme fréquente est celle du plumier d’école comportant une ou plusieurs cavités. On trouve également des coffrets dont le couvercle est rattaché au corps de l’objet par des lanières de cuir ou des agrafes métalliques.

 Nombre de ces boîtes et coffrets comportent un système de verrouillage à secret, car on y range les biens les plus précieux.

 L’ALIMENTATION

 L’alimentation des Queyrassins est constituée de choses simples, comme le pain (et tous les dérivés de la farine), les soupes de légumes ou de céréales, les salaisons et les laitages. Le matériel servant à préparer et à consommer cette nourriture est généralement en bois.

 Ainsi, on trouve de nombreuses marques à pain ornées de dates, d’initiales ou de motifs qui permettent de distinguer les différentes fournées. Le pain, au seigle et aux céréales, préparé par chaque famille, n’est pas cuit que quelques fois pas an au four banal. Il est ensuite entreposé sur les casiers à pain et consommé, dur et râpé, dans la soupe ou le lait.
Le lait et surtout ses dérivés, le beurre et le fromage, sont des éléments importants dans la vie des Queyrassins. Une grande partie de la production est vendus, entre autres, aux foires de Guillestres et d’Embrun ; le reste est réservé à la consommation personnelle. Aussi, chaque maison est – elle équipée d’ustensiles servant à la transformation du lait : banc à traire, filtre à lait, moule à fromage, presse – auge à saler, égoutier à fromage ou baratte. Les rouleaux à beurre sont sculptés de motifs géométriques et figuratifs. Ils ont certainement une fonction protectrice, tout comme les décors des boîtes à sel.

 L’INSTRUCTION

 Les écoles, installés parfois dans les écuries, dispensent un enseignement complété par les rudiments de latin et de catéchisme. Les maîtres d’école sont cooptés par les habitants et rétribués en argent et en nature. De nombreux objets en bois (ou en pierre) font partie du matériel scolaire : pupitre, boîte à livre, encrier, plumier sont ornés de motifs sculptés et d’inscriptions. De plus, les Queyrassins sont réputés comme instituteurs et proposent leurs services à l’occasion des foires.

 Les jeux tiennent aussi une place importante tant dans la vie des enfants que dans celle des adultes. Ainsi, les poupées, les chevaux de bois, des damiers sont autant de témoignages de leurs habitudes.

 L’outillage agricole est encore peu représenté dans les collections du musée de Gap. Seule une série de coffins offre une grande diversité de motifs. Ces récipients, appelés « couiers », sont maintenus à la ceinture du faucheur par une languette plate taillée dans la masse du bois. Ils sont destinés à recevoir la pierre à aiguiser qui reste ainsi humide.

NDLR Texte d’archives, origine inconnue ou perdue.

 

 

Le téleski de Pra-Bernard c’était à Arvieux-Brunissard

 Le téleski de poche inauguré à Arvieux (Le Devez) en mars 1950.

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Inauguration du téleski de poche à Arvieux-Ville en mars 1950. NB On s'aperçoit que le journaliste a confondu Arvieux et Avrieux(Savoie, Maurienne).

Ce téleski (de poche) a été tranféré à Pra-Bernard en 1952 (ou 1953) suite à l’ouverture du centre UNCM à Brunissard. Sa lenteur était légendaire.

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Par Bernard Brunissard commune d'Arvieux en 1952

Mais sur la photo ci-dessous il s’agit de son successeur construit en 1974 et qui venait … d’Arvieux- Le Devez où il avait été installé en 1964. Ce téleki de Pra-Bernard a été arrété en 1993 et démonté en 1994 (temps douloureux).

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